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SuissePrès de 200 quarantaines après le cas positif fribourgeois

Sur une liste de 250 personnes potentiellement en contact avec le malade ayant fréquenté trois bars fribourgeois, près de 200 ont été sommées de s’isoler pendant dix jours.

A Fribourg, la cellule de traçage poursuit  son travail, selon Thomas Plattner, médecin cantonal ad intérim. (Photo prétexte)
A Fribourg, la cellule de traçage poursuit son travail, selon Thomas Plattner, médecin cantonal ad intérim. (Photo prétexte)
KEYSTONE

La cellule de traçage du canton de Fribourg a pour l'heure placé près de 200 personnes en quarantaine, en lien avec l'individu détecté positif au Covid-19 ayant fréquenté trois bars. Au total, 250 personnes potentiellement en contact avec le malade ont reçu un sms.

Les autorités cantonales fribourgeoises avaient mentionné jeudi un nombre de 240 quarantaines possibles sur la base des listes de coordonnées de clients recueillies auprès de deux des trois établissements publics. Le travail se poursuit, selon Thomas Plattner, médecin cantonal ad intérim.

Le sms contenait notamment un lien vers un document officiel de l’Etat de Fribourg pour expliquer les mesures à respecter afin d'éviter la propagation du virus. Certains ont pensé qu’il s’agissait d’un pourriel ou d’une blague, ou encore n’ont pas osé cliquer de peur d’être victime d’une tentative de piratage.

D'où la nécessité de contacter par téléphone les personnes ayant été potentiellement en contact avec l'individu infecté. Jusqu'à vendredi en fin d'après-midi, la cellule de traçage a joint 223 d’entre elles, 37 restant alors inatteignables, selon des chiffres fournis par la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS).

Recours à des interprètes

Dans une vingtaine de cas, il s’est avéré qu’une quarantaine n’était pas nécessaire, parce qu'elles n'étaient pas présentes au même moment. En l'état, près de 200 personnes ont donc été sommées de s’isoler pendant dix jours. La personne testée positive n’avait pas l’application Swisscovid installée, a précisé la DSAS.

A noter que dans un premier temps, selon Thomas Plattner, il n'a pas été possible de discuter avec certaines personnes ayant reçu le sms pour des raisons linguistiques. Mais le problème a été rapidement réglé, via des interprètes. Dix numéros de téléphone transmis étaient par ailleurs incorrects.

Pour rappel, le troisième bar a été fermé provisoirement par la Préfecture de la Sarine. Il ne disposait en effet pas de plan de protection sanitaire (absence de liste) et ne respectait pas d'autres règles d’exploitation, notamment en lien avec son type de patente.

ATS/NXP