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Corruption africaine jugée à GenèvePremières étincelles au procès de Beny Steinmetz

La défense du magnat des mines franco-israélien a attaqué les deux «témoins de la couronne» utilisés par l’accusation. Réponse cinglante du procureur Yves Bertossa.

Beny Steinmetz, à gauche, arrive au tribunal avec son avocat Me Marc Bonnant.
Beny Steinmetz, à gauche, arrive au tribunal avec son avocat Me Marc Bonnant.
KEYSTONE

Le procès du magnat des mines Beny Steinmetz s’est ouvert lundi matin à Genève, avec une série de passes d’armes déjà musclées entre la défense du Franco-Israélien et le premier procureur Yves Bertossa. Les avocats de Beny Steinmetz ont demandé d’écarter du procès les auditions des deux témoins clés de l’accusation, la Guinéenne Mamadie Touré et l’Israélien Ofer Kerzner.

Âgé de 64 ans, Beny Steinmetz est accusé d’avoir obtenu des droits miniers sur le gisement de fer de Simandou, en Guinée, grâce au versement de 8,5 millions de dollars à Mamadie Touré, quatrième femme de l’ancien président Lansana Conté. Les faits remontent aux années 2000 et font l’objet depuis 2013 d’une enquête fleuve dans plusieurs pays, dont la Suisse.

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