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Lettre du jourPour un revenu maximal

   

Genève, 11 janvier 

Je ne comprends pas pourquoi on s’agite régulièrement pour augmenter le salaire minimum, mais on ne parle que très rarement du revenu maximal. Au moment où la pandémie provoque des ravages économiques, et des millions de sinistrés implorent l’aide financière des États, les milliardaires restent confortablement installés dans leur anonymat à 5 étoiles.

Pourtant, l’absurdité éclatante et l’injustice flagrante de l’actuelle distribution de richesses saute aux yeux. Premièrement, c’est indignant de voir des gens mourir de faim à côté d’autres souriant dans le luxe. Ensuite, les milliardaires sont des êtres humains comme chacun d’entre nous […]. Le problème est que leur richesse leur octroie du pouvoir, et l’on voit ainsi des psychopathes dangereux décider de la politique des pays entiers et de l’orientation morale de toute la planète.

Bien sûr, la structure de notre collectivité est complexe, mais un ingrédient essentiel pour sa stabilité est l’équilibre entre ses différences, et cela ne peut se réaliser qu’avec le dialogue. Le pouvoir concentré sur une seule personne est nocif. Encore faut-il constater que nos valeurs sociales actuelles sont la compétition et le matérialisme. Pour assainir notre fonctionnement il faudra donc beaucoup travailler. Comme il faut toujours commencer par quelque chose, je propose d’établir, au niveau mondial, planétaire et universel, la loi suivante: personne ne sera autorisé à disposer d’un salaire ou d’un revenu excédant le million de francs suisses par an – ou son équivalent en monnaie étrangère. Le reste du produit global sera déclaré un bien commun. Une certaine sagesse se développera naturellement avec la distribution éthique des rendements. Et possiblement, cela impliquera une gouvernance mondiale et collégiale. Imaginez-vous la préservation des écosystèmes rendue possible? Imaginez-vous les écoles, les universités et les hôpitaux accessibles et gratuits pour tout le monde? Imaginez-vous une société en harmonie? […]

Si nous ne changeons pas déjà notre façon de vivre, nous allons tout simplement disparaître. Alors ça va, ma proposition de plafonner le salaire ou revenu de tout individu sur terre à 1’000’000 fr. par an (ou son équivalent en monnaie étrangère)?

Graciela Repetto

17 commentaires
    miloghilo

    Intéressant ... la prochaine étape est donc de changer le nom de la Confédération Helvétique en Confédération de Canton Socialists de Suisse? Ahahah...