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CoronavirusPour Roche, le creux de la vague est passé

Pour ce qui est des médicaments contre le coronavirus, Roche suit des projets «en phase encore très initiale», a précisé son directeur général Severin Schwan.

Severin Schwan, CEO de Roche, s’attend à une progression pour le reste de l’année. (KEYSTONE/Georgios Kefalas)
Severin Schwan, CEO de Roche, s’attend à une progression pour le reste de l’année. (KEYSTONE/Georgios Kefalas)
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Pour le géant pharma Roche, le creux de la vague dû à la pandémie du coronavirus est passé. Le directeur général (CEO) Severin Schwan l’a déclaré à «Finanz und Wirtschaft», et estimé que les affaires progresseront à nouveau en 2020.

La pandémie a aussi impacté les affaires de Roche, selon le CEO, mais ce dernier a maintenu la prévision de croissance du chiffre d’affaires avec un taux à un chiffre bas à moyen cette année. Il s’est dit confiant de pouvoir atteindre cet objectif, alors que le nombre de patients hospitalisés diminue.

Stabilisation d’ici deux ans

Les trois principaux anticancéreux Avastin, Mabthera et Herceptin devraient enregistrer une érosion des ventes de 4 milliards de dollars cette année. La pression est particulièrement grande aux Etats-Unis où des biosimilaires ont été mis sur le marché.

A cela fait toutefois face une forte demande pour les nouveaux produits de Roche, ce qui équilibre dans l’ensemble la balance, selon M. Schwan. D’ici deux ans environ, la situation se stabilisera, selon le patron qui voit une possibilité d’accélération de la croissance dès 2022. A moyen et long termes, tout dépendra du succès des nouveaux produits.

M. Schwan a relevé que Roche dispose d’une série de médicaments prometteurs qui ont été lancés récemment ou vont l’être. La croissance de l’anticancéreux Tecentriq est dynamique et le produit fait l’objet de soixante études. Roche n’avait encore jamais eu un aussi large programme de développement, a affirmé le patron.

Le vent en poupe pour la division Diagnostics

Pour ce qui est des médicaments contre le coronavirus, Roche suit des projets «en phase encore très initiale». Le groupe fait partie des quelques rares firmes qui sont encore actives dans les domaines des maladies infectieuses et des antibiotiques. Il utilise ce savoir-faire pour développer de nouvelles idées, mais il faudra des années pour que les études cliniques soient achevées, selon M. Schwan.

La division Diagnostics profite aussi de la pandémie. En tant que leader du marché mondial elle en profite même plus que proportionnellement. Le secteur de la santé dans son ensemble va en profiter car il est plus efficient d’investir tôt dans un bon système automatisé de diagnostic que de réagir en retard à une maladie. Selon M. Schwan, il y a désormais une volonté plus grande d’investir dans le diagnostic.

ATS/NXP