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Législatives au Portugal
Qui est Luis Montenegro, le nouveau premier ministre?

Democratic Alliance (AD) leader Luis Montenegro attends a meeting with the Portuguese president Marcelo Rebelo de Sousa at Belem Palace in Lisbon on March 18, 2024 following the general election. The centre-right Democratic Alliance (AD) won the most seats in Portugal's general election but no party won a majority, and Portugal looked set for a period of political uncertainty with the far right turned into potential kingmaker. (Photo by PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP)
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Il a été nommé dans la nuit de mercredi à jeudi par le président Marcelo Rebelo de Sousa après la conclusion du dépouillement des derniers bulletins de l’étranger. Le dirigeant de droite modérée Luis Montenegro accède au poste de premier ministre du Portugal, après huit ans de règne socialiste. Cet avocat de formation et parlementaire chevronné, mais sans expérience gouvernementale, succède ainsi à Antonio Costa, au pouvoir depuis fin 2015.

Et la tâche ne va pas être aisée pour cet homme discret de 51 ans. Aux législatives du 10 mars, sa formation, l’Alliance démocratique (AD), a recueilli 28,8% des suffrages et 80 députés sur un total de 230. Bien loin du seuil de 116 élus, synonyme de majorité absolue. Il va donc gouverner sans majorité et devoir composer avec l’extrême droite (Chega), désormais troisième force politique du pays, derrière les socialistes.

Pas d’alliance avec Chega

Comme le relève le journal espagnol «El Pais», les résultats du «vote des Portugais de l’étranger ont corroboré le virage politique du Portugal à droite et la progression du populisme radical». L’influence de Chega «a été particulièrement forte au Brésil, où il a obtenu 24% des voix, bénéficiant du soutien du bolsonarisme.»

«Dans la circonscription européenne, l’extrême droite a gagné en Suisse et au Luxembourg, tandis que l’Espagne est le pays où elle a obtenu les pires résultats», précise encore le quotidien. Pas de quoi effrayer Luis Montenegro, un natif de Porto réputé pour être obstiné, qui a répété à plusieurs reprises après sa victoire qu’il ne dirigerait pas le Portugal avec le soutien de l’extrême droite, malgré sa percée spectaculaire.

epa11233734 Portuguese outgoing Prime Minister Antonio Costa arrives to attend the European Council meeting in Brussels, Belgium, 21 March 2024. EU leaders are expected to address security and defence, continued support to Ukraine and the situation in the Middle-East as well as the EU's enlargement, external relations, migration, agriculture and the European Semester during a two-day summit.  EPA/OLIVIER MATTHYS

Cet homme à la carrure solide qui présentera son gouvernement mercredi prochain, a commencé sa carrière politique à l’échelon local, à Espinho, station balnéaire située à une vingtaine de kilomètres de Porto, où il vit toujours avec sa femme et ses deux enfants. Élu député à 29 ans, ce grand amateur de sport a gravi les échelons au sein du Parti social-démocrate (PSD, centre droit), jusqu’à devenir chef du groupe parlementaire de la formation lors de son dernier passage au pouvoir, entre 2011 et 2015.

Défenseur de l’austérité

Perçu comme honnête et compétent, il a toutefois essuyé quelques échecs et la plupart des commentateurs le croyaient voué aux seconds rôles. Devenu président du PSD quelques mois après la victoire du Parti socialiste aux élections de janvier 2022, Luis Montenegro, qui a défendu la cure d’austérité négociée par le Portugal en échange d’un plan de sauvetage financier international, risquait de passer deux ans de plus dans l’opposition.

La démission surprise d’Antonio Costa, éclaboussé par une affaire de corruption, a permis à cet homme pour qui «le pouvoir s’exerce avec une certaine discrétion» d’être candidat plus tôt que prévu, face à des socialistes n’ayant eu que peu de temps pour se regrouper autour d’un nouveau leader. Le voilà catapulté sur le devant de la scène dans un rôle qui pourrait l’obliger à sortir de sa réserve.

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