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Vanja veut démocratiser l’accès au droit

Vanja Mégevand a créé une plateforme en ligne d’assistance juridique. L’offre a trouvé son public en Suisse et s’exporte désormais à travers le monde.

Vanja Mégevand (à droite) va lancer une version espagnole de Law-rence avec Constanza Balmaseda.
Vanja Mégevand (à droite) va lancer une version espagnole de Law-rence avec Constanza Balmaseda.
Lucien Fortunati

Un avocat moustachu, portant un monocle et venant en aide à ceux qui en ont besoin. C’est avec ce logo que Vanja Mégevand a choisi de caractériser sa plateforme de conseil juridique. Baptisée Law-rence, elle promeut une nouvelle approche du droit, accessible à tous. «Une sorte d’Uber version juridique, ou un Amazon Prime du droit où nos clients peuvent poser leurs questions sans utiliser de jargon spécialisé.»

La Genevoise a étudié le droit à Fribourg, Londres, Salzbourg ou encore Istanbul. Après l’obtention de son brevet d’avocate en 2014, elle travaille durant deux ans au sein d’une étude «très traditionnelle», où elle a pu toucher à toutes sortes d’aspects du droit. Elle rejoint ensuite durant huit mois l’équipe de Solar Impulse, l’avion solaire expérimental de Bertrand Piccard. Lors d’un séjour à San Francisco, elle se lie avec une équipe d’ingénieurs qui lui font découvrir le potentiel des nouvelles technologies.

C’est en 2017 que Vanja décide de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Son idée? Une plateforme qui met en relation le public et les professionnels du droit de la manière la plus simple possible. La première prise de contact est rapide et gratuite. Une fois la solution esquissée, il est indiqué de manière transparente le prix exact de la prise en charge du dossier, y compris un certain nombre de forfaits. Le site offre également le contact d’un des soixante juristes qui collaborent avec Law-rence. Une formule qui s’avère particulièrement intéressante pour les avocats qui débutent dans le métier et qui cherchent à se faire connaître, estime Vanja Mégevand. «Beaucoup de jeunes avocats excellent dans des domaines particuliers, mais ils n’arrivent pas à se lancer de manière indépendante, car ils ne sont pas assez renommés.»

La jeune entrepreneuse de 29 ans se consacre aujourd’hui entièrement au développement de sa plateforme, et ambitionne désormais de la propulser loin au-delà des frontières helvétiques. Déjà active en Turquie, «qui possède un système juridique assez similaire à la Suisse», Law-rence sera disponible dès ce printemps en Espagne. D’ici à 2023, Vanja compte exporter son projet sur l’ensemble des continents.

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