Valentin Marti, le diagnostic médical au bout des doigts

Nouvelle vagueLe jeune médecin développe diverses initiatives pour améliorer la communication entre personnel soignant et personnes sourdes ou malentendantes.

Valentin Marti, 27 ans, a lancé l’association MedSigne durant ses études de médecine.

Valentin Marti, 27 ans, a lancé l’association MedSigne durant ses études de médecine. Image: Steeve Iuncker-Gomez

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Un patient sourd venu consulter pour un simple ongle incarné et qui sort de la consultation convaincu qu’il allait être amputé: témoin des problèmes de communication entre les patients sourds et le corps médical, Valentin Marti a créé MedSigne durant ses études, en 2015. L’association universitaire propose des cours et des conférences sur la langue des signes et le langage parlé complété à tous les étudiants du domaine de la santé. Une initiative qui a permis de former plus d’une centaine de personnes en trois ans.

«Aujourd’hui, il existe une véritable frustration de la communauté sourde qui n’a pas accès à l’information médicale au même titre qu’un entendant. Le personnel médical n’est pas formé pour communiquer avec celle-ci et les interprètes sont trop rares. Cela conduit parfois à l’abandon d’un suivi médical régulier et peut avoir des conséquences très dommageables.» Pour le médecin fraîchement diplômé de l’Université de Genève, il suffirait de peu pour améliorer le système: connaître quelques phrases signées pour mettre le patient à l’aise, lever les yeux de son écran pour rétablir un contact visuel ou encore limiter les bruits parasites, très présents dans les hôpitaux, qui perturbent les appareils auditifs.

Fort de son expérience, le médecin souhaite aujourd’hui développer un centre spécialisé au sein d’un hôpital, comme il en existe dans les grandes villes de France. «Je suis convaincu qu’il y a une vraie demande en Suisse romande. Des démarches sont en cours auprès du Service de la santé publique du canton de Vaud. Grâce à MedSigne et Breaking The Silence, une association lausannoise similaire, nous avons maintenant accès au personnel spécialisé requis pour ouvrir ce type de structure.»

En attendant de pouvoir réaliser ce rêve, le médecin poursuit son apprentissage des langues parallèlement à son activité médicale. Français, chinois, allemand, danois, japonais ou langue des signes, son appétit est insatiable et remonte à l’enfance. Il a découvert le monde de la surdité à l’adolescence, grâce à une amie de sa mère, qui codait en langage parlé complété, un complément visuel à la lecture labiale. «Je l’observais coder pour son ami malentendant durant les repas, et cela me fascinait.» (TDG)

Créé: 27.11.2018, 14h26

La sélection digitale

Bernat Palou,
32 ans

Le directeur de l’Association de recherche communautaire se sert fréquemment de l’application Strava pour suivre ses parcours à vélo par GPS et partager ses expériences avec toute une communauté. Il apprécie aussi Swiss Map Mobile pour la qualité de ses cartes suisses. L’application Health Mate lui permet de contrôler son activité physique quotidiennement, tout en ayant une vue d’ensemble sur le long terme.

Les bons plans

Quentin Pilet,
24 ans

Pour le DJ Blacky Joe, également percussionniste du groupe L’Éclair, rien ne vaut le vélo pour se déplacer dans Genève. Sa balade idéale commence en se rendant à l’ouverture du café-disquaire Bongo Joe, aux Augustins. «C’est un lieu de passage propice à la discussion. Toute la scène musicale genevoise s’y rencontre. On y parle rock comme musique caribéenne.» Son vélo le guide ensuite à la rue des Étuves, à Cumulus, magasin de bande dessinée. «L’accueil et le service sont exceptionnels, on se sent vite à la maison. C’est important de soutenir ce lieu à l’heure d’internet.» À la sortie, il pédale jusqu’aux Pâquis pour déguster un sandwich aux keftas aux Parfums de Beyrouth. «On peut toujours avoir un supplément d’aubergine et de houmous.» Quand l’envie de traverser la rade lui prend, c’est devant Dagli Amici que Quentin Pilet cadenasse son vélo. «Ils font la meilleure pizza de la ville en termes de qualité-prix. Et le lieu est plein de gens du quartier.» L’après-midi, il roule jusqu’à Plainpalais et déambule au marché aux puces, où il apprécie y retrouver, le dimanche, le café de Royal Karoma. «Le vendeur est incroyable.» C’est finalement au Café du Cinéma, à la rue des Savoises, que le musicien plante les freins en début de soirée.

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