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Faire de la politique, pour elle, c’est une nécessité

La Verte genevoise, Lisa Mazzone, siège depuis le début de l’année au Conseil des États.

«J’agis avec mes tripes. Le corollaire, c’est qu’il m’arrive d’être démontée si les choses reculent ou n’avancent pas dans la bonne direction, ou si je trouve que je n’ai pas été bonne dans une intervention.»
«J’agis avec mes tripes. Le corollaire, c’est qu’il m’arrive d’être démontée si les choses reculent ou n’avancent pas dans la bonne direction, ou si je trouve que je n’ai pas été bonne dans une intervention.»
Patrick Martin

Verte, féministe, jeune et engagée dans les milieux associatifs: Lisa Mazzone est dans l’air du temps. Mais dans l’austère Conseil des États, où elle siège depuis le début de l’année, ces caractéristiques font plutôt d’elle une exception. En 2019, la Genevoise n’a pas seulement été élue à la Chambre haute. En mai, elle est devenue maman. Assise dans un café branché du bout du lac, elle raconte ses premiers mois dans la maternité et puise dans cette expérience pour défendre l’instauration d’un congé paternité. «Ce qui m’a frappée, c’est de me retrouver seule à la maison avec un nouveau-né encore inconnu. Même si vous êtes une femme émancipée, la société vous rattrape avec des rôles traditionnels.» Son conjoint, lui, a pris deux mois de congé sans solde pour s’occuper de leur fils pendant sa campagne électorale.

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