Passer au contenu principal

Benjamin Breton, le surdoué qui relaxe la gastronomie

Le chef précoce du Grand Bottle casse les codes appris dans les maisons étoilées et propose une cuisine moderne qui s’accompagne de cocktails signés.

À 23 ans, Benjamin Breton met toute son énergie dans sa cuisine. Des plats inventifs à découvrir sur le menu des Bottle Brothers.
À 23 ans, Benjamin Breton met toute son énergie dans sa cuisine. Des plats inventifs à découvrir sur le menu des Bottle Brothers.
Georges Cabrera

Sans limites, sans frontière et en perpétuelle évolution. Benjamin Breton, 23 ans, décrit son métier de cuisinier comme un sport extrême. Portrait qu’il adoucit d’une pointe de sensualité: «C’est charnel, la cuisine.» Mais aussi un choix existentiel. Gravement malade de 10 à 16 ans, il a été nourri par une sonde naso-gastrique. «Une étape de vie qui a aiguisé mon goût pour la nourriture.» Depuis, ce sont ses couteaux et ses talents qu’il a aiguisés au sein de quelques-unes des meilleures brigades de France.

Après trois ans passés dans une maison étoilée, le jeune homme se retrouve face à plusieurs propositions. Une rencontre sera déterminante, celle de Benjamin Luzuy. «Nous partageons la même vision: démocratiser la grande cuisine en se libérant des codes.» Le concept se concrétise rapidement. Les couverts d’argent restent au placard. Exit les nappes et les nœuds pap. Les «Bottle Brothers» ouvrent le Petit Bottle en 2014. Dans l’arcade des Eaux-Vives, un côté table et un côté bar se côtoient. «Les cocktails sont de la gastronomie liquide.»

La généreuse mayonnaise prend. Un an après l’ouverture du premier établissement, l’arcade d’à côté se libère et devient le Grand Bottle. Le concept s’étend à Verbier, de manière saisonnière, depuis 2016. Puis cette année, c’est un troisième canton qui est investi, avec l’ouverture d’un «Bottle» au centre de Lausanne. La ligne de conduite est la même, mais les établissements restent des endroits différents. «On n’y mange pas la même chose, mais aussi bien.» À Genève, des miniburgers font office de tapas dans le Petit Bottle. Chez le grand frère d’à côté, les plats sont nommés par leurs aliments. «Bavette/Salsifis/Artichaut» laisse planer le mystère jusqu’à l’arrivée de l’assiette.

Le jeune chef met du cœur dans sa cuisine. Quitte à faire des concessions sur sa vie privée. «On passe plus de temps avec la brigade qu’avec nos proches ou nos amis.» Or c’est justement la dimension humaine, l’hospitalité, l’échange qui plaisent à Benjamin Breton. «J’aime écouter et partager avec tout le monde, ça permet de garder une certaine ouverture d’esprit.» L’échange et la discussion avec les producteurs, sa propre équipe et d’autres restaurateurs permettent de se tenir à la page. Tout comme les réseaux sociaux, sur lesquels il est actif. Être à la page, c’est le gage d’une cuisine contemporaine, qui vit dans son temps, au fil des saisons.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.