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Liberté d’expressionPompeo défend les journalistes américains à Hong Kong

Le secrétaire d’État américain a demandé dimanche à la Chine de respecter les journalistes américains à Hong Kong.

Mike Pompeo le 9 novembre 2018 à Washington
Mike Pompeo le 9 novembre 2018 à Washington
AFP

Le chef de la diplomatie des États-Unis, Mike Pompeo, a demandé dimanche à la Chine de ne pas s’immiscer dans le travail des journalistes américains exerçant à Hong Kong, lançant une nouvelle polémique avec Pékin autour de la liberté d’expression.

«J’ai récemment été informé que le gouvernement chinois a menacé d’interférer dans le travail des journalistes américains à Hong Kong», a déclaré le secrétaire d’État dans un communiqué. «Ces journalistes font partie de la presse libre, et ne sont pas les cadres d’une propagande».

«Toute décision portant atteinte à l’autonomie et aux libertés de Hong Kong garanties par la Déclaration commune sino-britannique et la Loi fondamentale aurait inévitablement une incidence sur notre évaluation de la règle Un pays, deux systèmes et du statut du territoire», a-t-il ajouté, en référence au système politique de Hong Kong qui permet à cette ex-colonie britannique une certaine autonomie.

Expulsions

Mike Pompeo n’a pas explicitement critiqué la Chine, et n’a pas donné d’exemples. Mais le communiqué représente la dernière réponse américaine à l’expulsion par Pékin de plus d’une quinzaine de journalistes américains depuis le début de l’année.

Ces expulsions ont ajouté de l’huile sur le feu à des relations déjà très tendues entre les deux premières puissantes économiques mondiales. Elles s’échangent des piques sur la pandémie de coronavirus, et le président américain Donald Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane aux produits chinois.

En février, les autorités chinoises ont expulsé trois journalistes du «Wall Street Journal», qui venaient de publier une tribune portant sur la crise du coronavirus et jugée raciste par Pékin. Quelques semaines plus tard, Washington a diminué les accréditations des journalistes chinois auprès des organes du gouvernement. Et en mars, Pékin a expulsé une douzaine de journalistes du «New York Times», du «Washington Post» et du «Wall Street Journal».

AFP/NXP