Passer au contenu principal

Podcast de science-fiction«Covid, les mondes d’après»: écoutez le 3e épisode de notre série

Pour son nouveau podcast, la rédaction a sélectionné cinq textes originaux, écrits par les lectrices et les lecteurs, pour raconter ce qu’il adviendrait du virus et de l’humanité dans 50, 100 ou 1000 ans… Pour ce troisième épisode: «Une conférence sur le baiser ou Revenir sur Terre», une nouvelle de Ling Perrelet. Un récit lu par la comédienne Camille Giacobino.

Avec «Covid, les mondes d’après», la «Tribune de Genève» et «24 heures» proposent chaque samedi dès le 20 mars un récit original de science-fiction sur le thème de la pandémie, écrit par nos lecteurs et lectrices. À ici-même et sur toutes les plateformes d’écoute. Un podcast conçu et réalisé par Frédéric Thomasset, Alice Randegger et Fabrice Gottraux. Les textes, cinq nouvelles au total, sont lus par des comédiennes et comédiens romands: Layla Hasan Shlonsky, David Valère, Camille Giacobino et Leo Mohr.

Épisode 3: Une conférence sur le baiser ou Revenir sur Terre

Pour lire «Une conférence sur le baiser ou Revenir sur Terre», c’est ici.

Épisode 2: 30 novembre 202X

Pour lire: «30 novembre 202X»

Épisode 1: Le dernier signal

Pour lire «Le dernier signal», c’est ici.

Qui a dit: «La fiction est devenue réalité»? L’humanité entière, probablement. Comme dans les romans, les films, les séries, la pandémie a bouleversé la planète. Le Covid-19 s’est installé dans nos vies, dans les corps. On ne s’embrasse plus, on se masque. On ne s’évade plus, on attend.

Le virus transforme-t-il jusqu’à nos imaginaires? Dans ce cas, osons une nouvelle fois cette question impossible: le futur de la pandémie, ce sera comment? Aux lectrices et lecteurs, nous avons proposé d’écrire leurs histoires pour notre nouveau podcast, «Covid, les mondes d’après». Champ libre pour explorer la catastrophe sanitaire avec l’éclairage fabuleux de la science-fiction!

Le défi était de taille. Ils et elles ont raconté leurs rêves, leurs cauchemars, des visions d’apocalypse, des utopies, des récits de survivants, de rébellion, de fuite vers l’espace intersidéral. Et d’autres mondes encore. Ceci sans jamais perdre de vue ce qui fait une bonne histoire: captiver.

Encore inconnus, déjà écrivains

De nombreux textes nous sont parvenus, tous saisissants, tous uniques. On les a lus avec plaisir, pour constater ceci: en se prenant au jeu de l’anticipation – univers littéraire hautement codifié – ces écrivains de tous bords, de toutes conditions, femmes, hommes, jeunes, vieux, habitués à écrire ou se lançant pour la première fois, tous et toutes partagent ce besoin impérieux d’écrire.

Et tous et toutes parlent d’eux-mêmes. De leurs émotions, leurs peurs, leurs espoirs, de leur effarement surtout devant cette situation extraordinaire. Si le drame s’en mêle volontiers, l’humour aussi participe à cette drôle de fête.

Il était une fois une intelligence artificielle. Elle vous veut du bien? Il semble que oui. Mais elle pourrait aussi vous compter comme quantité négligeable, vous oublier sur le trottoir comme un chien.

Parmi tous les textes reçus, il a fallu se résoudre à faire un choix: nous en avons sélectionné cinq. Cinq courtes nouvelles, cinq imaginaires différents. Chacune sera lue par des comédiens genevois. La première, «Dernier signal», est disponible dès samedi 20 mars sur le site de la «Tribune de Genève» et de «24 heures» ainsi que sur toutes les plateformes d’écoute. Les autres suivront chaque semaine. Comme on les adore, ces textes, leur version écrite sera disponible à la lecture, chaque semaine également, sur internet et dans l’édition papier.

Qui raconte quelle histoire

Alors, écoutez… Il était une fois une intelligence artificielle. Elle vous veut du bien? Il semble que oui. Mais elle pourrait aussi vous compter comme quantité négligeable. Et, dans ses calculs, vous oublier sur le trottoir comme un chien. Peut-être même qu’elle a raison d’agir de la sorte. Ainsi va «Dernier signal» de Cédric Teixeira, à découvrir sur le premier des cinq podcasts. Et garez-vous des milices! Par les rues et les maisons, il faudra jouer de prudence pour rejoindre la station de radio clandestine. Le dernier refuge des derniers amateurs de livres, d’écrits, de théâtre, de culture. C’est la perspective de «30 novembre 202X», par Lia Leveillé.

Et puis la file d’attente, le froid, la faim, les militaires partout dans la ville, ni espoir ni avenir. Une solidarité nouvelle peut-elle naître tout au fond du vide béant laissé par les décombres? Un «Sans titre», de Lou Dubosson. Et puis soudain, un grand éclat de rire: la planète bleue vue de Mars, l’espèce humaine sous la loupe, comme on regarde les fourmis sous un caillou. «Une conférence sur le baiser, ou revenir sur Terre» nous a été envoyé par Ling Perrelet. Enfin, pour souffler avant de retourner au réel, «Derniers beaux jours» offre une perspective idéale sur le futur. Des fleurs, des abeilles, une grand-mère, un enfant… Attention, la science-fiction adore les illusions.

20 commentaires
    Mendriziotto

    Au point où va le monde, une guerre mondiale n'est plus impossible, Assez pessimiste sur la question,