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TDG

Nous marchons sur la tête. Mais ce n’est pas vraiment nouveau. Ainsi donc, d’après ce que je viens de lire, vous et moi consommons en moyenne 125 kilos de plastique par an! Tout ça fait «crouic» sous la dent et file la nausée. Faut dire que la matière est peu digeste, comme nous le rappellent certains habitants des océans gavés de ces déchets jusqu’à plus soif et qui finissent par en crever.

Nous autres bipèdes consommons ainsi 125 kilos de plastique par an, dont un tiers provient d’emballages sitôt achetés, sitôt jetés. Moche. Très moche. Comment limiter la casse?

L’organisation Swiss recycling souhaite mettre en place pour l’année prochaine une collecte du plastique au niveau national, comme ce qui est réalisé pour les bouteilles en verre ou en pet, ainsi que pour tout autre matériau se prêtant à l’exercice, et ce en collaboration avec la grande distribution suisse. Pourquoi pas?

Mais pourquoi ne pas agir plutôt à la source du problème en exigeant de limiter le recours presque systématique au plastique dans les points de vente? Dans les petits supermarchés de quartier, par exemple, il n’y a toujours pas de sacs recyclables à disposition pour emporter ses pommes quand on a oublié son petit filet acheté spécialement pour. Mais des sacs en plastique, ça, il y en a. Or, si l’on refuse justement d’acheter des pommes conditionnées sous cette matière, ça fait tarter!

Vous me direz qu’il y a des marchés dans tous les quartiers, et même des producteurs locaux qui ne vendent pas leur production sous plastique. Bien vu. Mais il y a tout le reste.

Ces emballages d’emballages que l’on s’empresse de faire disparaître dans la poubelle et qui finiront incinérés pour des prunes, ou presque. Parce que tout de même, 125 kilos de plastique par an et par habitant, est-ce vraiment digérable?

4 commentaires
    Colargol

    Pierre Bellemarre avait inventé la housse pour étui; très utile.

    On achète 3 rondelles de charcuterie dans un emballage plastique conditionné sous atmosphère protectrice, emballé par du plastique en quadrichromie et agrémenté d'un emballage carton aussi en quadrichromie pour vanter les qualités industrielles du produit.

    Un petit papier gras à la coupe chez le boucher suffit.

    La grande distribution s'en moque.