Pierre Maudet devient chroniqueur pour le «Blick»
Le conseiller d'Etat genevois aura une tribune régulière dans le quotidien alémanique. La première est parue ce mercredi.

Pierre comment? Lorsqu'il s'est lancé dans la course au Conseil fédéral, l'été dernier, le conseiller d'État genevois Pierre Maudet était méconnu outre-Sarine, voyant même son patronyme écorché sur le Télétexte («Modet»). S'il a finalement perdu, le libéral-radical est parvenu à se faire un nom auprès des Alémaniques. Ces derniers n'ont donc pas froncé les sourcils en découvrant ce mercredi dans le Blick une chronique signée de la main du ministre.
Prévue à un rythme de publication bimensuel, sa tribune est parue pour la première fois. Pierre Maudet se partagera les colonnes du journal en alternance avec quatre personnalités alémaniques. C'est, selon le titre, la première fois qu'un «Welsch» figure parmi ses chroniqueurs.
Original et percutant
Pourquoi le Genevois? «Nous tenions absolument à ce qu'un Romand marquant relaie le point de vue de cette partie du pays. Pierre Maudet s'est distingué à plusieurs reprises comme quelqu'un d'intelligent, d'original et de percutant, récemment lors de l'élection au Conseil fédéral», explique le rédacteur en chef du groupe Blick, Christian Dorer, qui a pris contact avec le PLR après sa campagne perdue.
Pierre Maudet se dit honoré. Frappé par «la méconnaissance alémanique du dynamisme économique de l'arc lémanique», il a accepté la proposition avec «la conviction que les Romands – et en particulier les Genevois – doivent être plus présents pour promouvoir leurs atouts de l'autre côté de la Sarine».
Rédaction en français
Lors de l'élection, le ministre avait montré son aisance en allemand. Mais c'est en français qu'il écrira sa chronique, sur demande du Blick, qui s'occupera de la traduction. Le défi pour le Genevois – qui a demandé à ne pas être rémunéré – sera de se tenir «au mieux au courant de l'actualité alémanique et de rebondir avec 1500 signes seulement sur un angle original et un peu décalé».
Qu'a-t-il donc choisi de dire aux lecteurs du Blicken ce début d'année? Plaidant notamment pour une vision d'avenir dans le domaine de la formation et pour un régime fiscal compétitif et équitable, le conseiller d'État appelle à regarder la réalité en face plutôt que de simplement vouloir «appuyer sur le bouton remise à zéro et tout recommencer». Une allusion en forme de tacle à Ignazio Cassis, le Tessinois qui l'a battu dans la course au Conseil fédéral et qui veut faire table rase dans le dossier européen.
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