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Encre bleue«Pépites de compost»

DR

La curiosité est un vilain défaut, dit le dicton. Quand on met son nez partout pour se mêler de ce qui ne nous regarde pas, je veux bien. Mais pour le reste, la curiosité est un supercarburant de vie! Une source d’étonnements, de découvertes, de plaisirs. À portée de tous, ou presque. Suffit de déployer ses antennes, ouvrir ses yeux, tendre ses oreilles, humer l’air pour capter tout ce qui nous entoure, et l’aventure commence…

Il est ainsi un Genevois curieux de tout qui cultive cette disposition d’esprit avec un certain art, doublé d’une bonne dose d’humour. Il se prénomme André et n’est pas né de la dernière pluie. On le croise un peu partout en ville, cheminant tranquillement dans les rues, s’arrêtant parfois pour observer une tache sur un trottoir ou une affiche déchirée, avec un air amusé ou interrogatif.

Et puis, quand il est bien disposé, il sort son appareil photo et prend des gros plans de ces petits riens du paysage qui lui parlent particulièrement. Des taches de rouille, des peintures craquelées, des superpositions de papiers collés, des bouts de ferraille. Sortis de leur contexte, tirés et agrandis, ces détails qui ne paient pas de mine deviennent soudain œuvres d’art. Et, comme telles, se donnent à voir publiquement.

Une cinquantaine de photographies de cet arpenteur du quotidien sont à découvrir dès aujourd’hui et jusqu’au 8 mai à la galerie Humanit’Art. Ces «Pépites de compost», comme se nomme joliment l’accrochage, se dévoilent sous le haut patronage de son excellence coronavirus, avec les mesures sanitaires d’usage. «Poètes bienvenus, esprits formatés s’abstenir». Curieux, non?

À voir, donc!

Humanit’art, rue du Diorama 14, 022 808 07 93, www.humanitart.ch