Kim Kardashian débaptise sa marque «Kimono»

Etats-UnisAprès avoir été accusée d'appropriation culturelle par les Japonais, la star de la téléréalité a décidé de changer le nom de sa marque de lingerie. Le monde politique s'en mêle.

La marque Kimono avait déclenché une tempête de commentaires sur les réseaux sociaux.

La marque Kimono avait déclenché une tempête de commentaires sur les réseaux sociaux. Image: AFP

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La vedette américaine de téléréalité Kim Kardashian a annoncé lundi qu'elle renonçait à nommer sa nouvelle gamme de lingerie «Kimono», après avoir provoqué un tollé sur les réseaux sociaux en étant accusée d'appropriation culturelle.

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Being an entrepreneur and my own boss has been one of the most rewarding challenges I’ve been blessed with in my life. What’s made it possible for me after all of these years has been the direct line of communication with my fans and the public. I am always listening, learning and growing - I so appreciate the passion and varied perspectives that people bring to me. When I announced the name of my shapewear line, I did so with the best intentions in mind. My brands and products are built with inclusivity and diversity at their core and after careful thought and consideration, I will be launching my Solutionwear brand under a new name. I will be in touch soon. Thank you for your understanding and support always.

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«Après mûre réflexion, je lancerai ma marque de sous-vêtements sculptants sous un nouveau nom», a expliqué la star à ses 142 millions d'abonnés à son compte Instagram. «Je suis toujours à l'écoute, j'apprends et je grandis - J'apprécie donc la passion et les différentes perspectives que les gens m'apportent», a-t-elle expliqué, assurant avoir eu «les meilleures intentions» en lançant sa gamme.

Après les produits de beauté, les habits

L'épouse du rappeur Kanye West, qui a créé sa propre marque de produits de beauté, de parfum et de vêtements, avait dévoilé la semaine dernière sur Instagram sa nouvelle gamme de sous-vêtements baptisée «Kimono», selon elle un jeu de mots sur son prénom.

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Finally I can share with you guys this project that I have been developing for the last year. I’ve been passionate about this for 15 years. Kimono is my take on shapewear and solutions for women that actually work. I would always cut up my shapewear to make my own styles, and there have also been so many times I couldn’t find a shapeware color that blended with my skin tone so we needed a solution for all of this. The third pic is the solution short. I developed this style for all of those times I wanted to wear a dress or skirt with a slit and still needed the support. Introducing Kimono Solutionwear™ for every body. Coming Soon in sizes XXS - 4XL in 9 shades. I can’t wait for you to feel this fabric!#KimonoBody @kimono Photos by Vanessa Beecroft

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Mais elle avait rapidement déclenché une tempête sur les réseaux sociaux, certains internautes l'accusant de dénigrer le vêtement de base traditionnel japonais. Daisaku Kadokawa, le maire de Kyoto, lui avait même demandé dans une lettre de renoncer à ce nom.

De l'appropriation culturelle

Les autorités de l'ancienne capitale impériale du Japon avaient aussi exprimé leurs inquiétudes sur «la diffusion d'une mauvaise compréhension de ce qu'est le kimono en raison de la puissance d'influence de Mme Kardashian».

Mardi, le ministre du Commerce et de l'Industrie Hiroshige Seko s'est invité dans le débat, annonçant l'envoi la semaine prochaine aux Etats-Unis de hauts responsables du bureau des brevets et marques pour discuter de la situation avec leurs homologues américains.

Le kimono, habit traditionnel japonais, s'inscrit dans «une culture dont notre pays peut s'enorgueillir à travers le monde», a-t-il dit à la presse. «Aux Etats-Unis aussi, il jouit d'une grande notoriété et j'espère que les autorités américaines procéderont aux contrôles nécessaires» pour s'assurer qu'une telle marque ne soit pas déposée à l'avenir, a souligné le ministre.

Réservé aux grandes occasions

Le terme de «kimono» désigne littéralement «quelque chose que l'on porte». Autrefois commun dans la garde-robe japonaise, il est aujourd'hui souvent réservé aux grandes occasions comme des mariages et surtout porté par des femmes.

Cet habit raffiné et très cher a la réputation d'être difficile à porter: la technique pour arranger les différentes étoffes et nouer la large ceinture appelée «obi» est très complexe, le port serré et inconfortable pour qui n'est pas habitué et la démarche en «zori» (sandales traditionnelles) peu aisée.

Le monde de la mode est régulièrement secoué par des polémiques sur l'appropriation culturelle, concept anglo-saxon qui dénonce la récupération de symboles des cultures souvent minoritaires sans autorisation. Récemment, le gouvernement mexicain a protesté contre l'utilisation de motifs textiles ethniques par la maison de couture new-yorkaise Carolina Herrera pour sa collection Resort 2020.

Les critiques atteignent aussi le monde de la chanson: Bruno Mars a ainsi été accusé de spolier la culture noire, et Katy Perry s'est excusée pour avoir porté des tresses africaines dans un clip.

(afp/nxp)

Créé: 01.07.2019, 21h51

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