Passer au contenu principal

ClimatJoaquin Phoenix dans un film d'Extinction Rebellion

Afin «d'éveiller les consciences», l'acteur américain a joué dans le court-métrage «Gardiens de la vie», produit par deux ONG.

L'acteur américain Joaquin Phoenix, le grand favori de l'Oscar du meilleur acteur pour «Joker», a joué dans un court-métrage produit par des ONG pour mettre en valeur le rôle des indigènes dans la protection de la forêt amazonienne.

À la manière d'«Urgences»

Dans «Gardiens de la vie», un film de deux minutes mis en ligne jeudi par les ONG Amazon Watch et Extinction Rebellion, l'acteur de 45 ans est un chirurgien qui tente de sauver la vie d'un patient agonisant.

La scène ressemble à un épisode de séries comme «Urgences» et «Grey's Anatomy». Mais une fois que Joaquin Phoenix abandonne l'opération, considérant que la patiente est morte, une autre médecin, incarnée par l'actrice germano-péruvienne d'origine indigène Q'orianka Kilcher, entre en scène.

En apposant ses mains, elle parvient à ressusciter cette femme, dont l'image est finalement dévoilée : on peut voir à la place de son coeur les forêts d'Amazonie et d'Australie en feu, vues par satellite.

Végétarien de longue date

«J'ai fait ce film pour éveiller les consciences sur l'effet de l'industrie de la viande et des produits laitiers sur les changements climatiques», a expliqué Joaquin Phoenix, un végétarien de longue date, cité dans un communiqué d'Amazon Watch, une ONG ayant son siège aux Etat-Unis.

«Nous sommes en train de couper et de brûler les forêts tropicales et nous observons les effets de ces actions dans le monde entier», a-t-il ajouté.

«Une femme indigène sauve l'Amazonie, ce n'est pas une métaphore, c'est la réalité de la forêt. L'Amazonie est le coeur de notre planète et les peuples indigènes en sont les gardiens», a pour sa part dit Leila Salazar-Lopez, la directrice exécutive d'Amazon Watch.

Destruction de l'Amazonie

Ce court-métrage a été salué par Sonia Guajajara, la coordinatrice de l'Assemblée des Peuples Indigènes du Brésil (Apib), qui dénonce régulièrement la politique environnementale du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

«Nous avons besoin de solidarité internationale (...) pour donner plus de visibilité à notre combat en dénonçant la destruction de l'Amazonie et les violences contre les peuples qui défendent son existence», a-t-elle affirmé.

Le président Bolsonaro a été fortement critiqué par la communauté internationale en raison de la recrudescence de la déforestation et des incendies en Amazonie.

Le gouvernement brésilien doit soumettre prochainement au Congrès un projet de loi controversé visant à autoriser l'exploration minière sur les terres indigènes.

AFP

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.