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75 ans de l’ONU«Participer au Conseil de sécurité, c’est défendre notre indépendance jusqu’au bout»

À l’occasion du 75e anniversaire de la signature de la Charte des Nations Unies, Ignazio Cassis défend la candidature de la Suisse pour un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et réaffirme sa foi dans le multilatéralisme.

Pour Ignazio Cassis, l’ONU a contribué, en septante-cinq ans, à diminuer la pauvreté ou l’illettrisme dans le monde. Mais il faut aujourd’hui la réformer pour la rendre plus efficace.
Pour Ignazio Cassis, l’ONU a contribué, en septante-cinq ans, à diminuer la pauvreté ou l’illettrisme dans le monde. Mais il faut aujourd’hui la réformer pour la rendre plus efficace.
Photo Yvain Genevay / Le Matin Dimanche

Dans votre enfance de jeune garçon tessinois, saviez-vous que l’ONU existait? Que représentait-elle pour vous?

Votre question me rappelle un souvenir. J’avais 19 ans, je faisais l’école de recrues en Valais, et un week-end, on a eu envie de rester en Suisse romande et de visiter Genève. On s’est retrouvés au Palais des Nations avec une guide d’origine allemande. Elle nous a expliqué le nombre de pays membres, en disant que trois n’en faisaient pas partie: le Vatican, une île du Pacifique et la Suisse. Ça nous avait mis mal à l’aise d’être un pays aussi exotique. Mais la guide nous a dit: «Vous savez, si le peuple dans mon pays avait voté, il aurait dit non.» Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de cela: nous sommes le seul pays dont la population a accepté d’adhérer à l’ONU en votation populaire.

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