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L’éditorialPandémie: prêchons la transparence

Depuis cinq mois, la population s’est habituée à ce que les autorités et les médias égrènent les chiffres du Covid dans une grand-messe hebdomadaire. La litanie du nombre de cas positifs, l’homélie des mesures de protection…

Les chiffres genevois sont pourtant sans appel: après une nette remontée au mois de juillet, le nombre de cas est relativement stable et les hospitalisations restent rares. Les ouailles commencent à s’interroger, l’opinion publique doute, les acteurs culturels et nocturnes notamment, fortement touchés par les mesures, s’agacent: en regard de la situation sanitaire actuelle, est-on obligé de boire le calice prosélyte jusqu’à la lie?

Si des voix hérétiques s’élèvent, c’est que le discours officiel manque légèrement de transparence. Certes, la communication des chiffres entre le grand public et les autorités, catastrophique au début, s’est grandement améliorée. Le Canton délivre un bilan hebdomadaire qui donne les grandes tendances et les dernières informations, mais certaines données demeurent étrangement opaques. Les jeunes se testent-ils plus qu’avant? Quel est le taux de reproductivité à Genève? Quel est l’évolution du taux de contamination chez les 20-39 ans, ceux qui fréquentent en majorité les lieux festifs ?

À l’heure où fleurissent les théories du complot et où certaines mesures sont de moins en moins comprises, davantage de transparence participerait à éteindre les velléités contestataires.