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Encre bleuePalmes, masque et tuba

Image d’illustration.
Image d’illustration.
Laurent Guiraud

Palmes, masque et tuba. Tel est le trio gagnant des plages d’ici ou d’ailleurs, du moins celles où l’on bouge encore.
Certes, les adeptes de virées subaquatiques ont plus de chances de s’en mettre plein la vue dans les eaux turquoise des Maldives que dans celles de notre bleu Léman. Encore que…
Dans la chevelure des plantes aquatiques, il peut leur arriver de croiser une perche ou d’entrevoir les moustaches d’un silure tapi dans les profondeurs.
Palmes, masque et tuba, le trio gagnant des plages, disais-je.
Sauf que depuis hier à 11 h, les amateurs d’activités balnéaires se contenteront d’un masque qui n’aime pas les poissons pour passer le pont du Goléron.
L’entrée aux Bains des Pâquis, des Aubes jusqu’en fin de journée, se fait désormais avec une protection sanitaire. La même que celle portée dans les transports publics, les magasins et autres lieux clos…
Pour les plaisirs du plein air, c’est nouveau! Les usagers des Bains mettent donc le masque sous les lunettes de soleil, s’engagent incognito sur la jetée et tombent le masque lorsqu’ils sont étalés sur leur serviette de plage ou attablés à la buvette.
Drôle d’impression, je vous assure, que de voir ces corps en maillot de bain se déplacer avec une patte sur le visage! La vision finit par créer le malaise. Quelle sera la prochaine étape? Porter le masque qui prend l’eau pour aller se baigner?
Ce qui semblait impensable hier devient vite normal, en ces temps de navigation à vue. Mais alors, dans ce cas de figure, que faire des palmes et du tuba?

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