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Clôture du PaléoLe spectacle de drones, une prouesse technique qui a déçu

Pour la première fois, un show lumineux de drones a clôturé l’édition 2024 du Paléo.
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Neuf cents drones pyrotechniques se sont élevés simultanément dans le ciel nyonnais dimanche soir, un spectacle d’une ampleur inédite en Suisse. Ce show lumineux et harmonieux de dix-huit minutes réalisé par l’entreprise française Groupe F a remplacé en 2024 le traditionnel feu d’artifice de clôture du festival.

Si le vol de ces engins à une altitude maximale de 290 mètres au-dessus de la plaine de l’Asse était, incontestablement, une prouesse technologique, il n’a de loin pas pu être apprécié par la totalité des festivaliers. Et cela malgré des annonces préalables qui promettaient le contraire. Des fans de Mika déjà installés à proximité de la Grande Scène regrettaient de n’avoir pas vu une miette du spectacle, tandis que le public déçu sifflait aux alentours.

Le show à duré dix-huit minutes et a nécessité 900 drones pyrotechnique.

«Il manquait le son, il manquait l’odeur»

Du haut du pont du Village du Monde, installation éphémère où la vue était particulièrement avantageuse, les vives exclamations lancées de tous les côtés durant le spectacle ont laissé place à des critiques un peu mitigées. «C’était beau, mais il manquait le son, il manquait l’odeur, il manquait plein de trucs», lançait une femme au téléphone.

Cette succession de tableaux abstraits qui laissaient peu à peu place à des formes figuratives n’en était pas moins hypnotisante. Des enceintes, des flamants roses, un smiley, un cœur… Une direction artistique relativement impersonnelle, jusqu’à l’arrivée de la tente du Forum stylisée, survolée par un «Paléo» en lettres lumineuses.

Les drones se sont formés en une succession de tableaux abstraits, ici un coeur.

Finie la playlist best of?

Le show étant soutenu par une bande sonore créée par un studio américain, il a paru que l’habituelle playlist réunissant le meilleur des concerts de la semaine écoulée manquait cruellement au tableau.

Ce projet innovant dont on n’a aucune idée du coût – «C’est un cadeau et tout le monde sait qu’on ne laisse pas le prix sur un cadeau», prévenait déjà le directeur Daniel Rossellat en début de semaine – pourrait ne pas être réitéré les prochaines années. Les motifs de ce choix n’étant pas environnementaux ou économiques, le bon vieux feu d’artifice devrait revenir si les retours du public n’étaient pas suffisamment enthousiastes.

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