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Votation cantonale«On ne peut laisser ces gens sur le bord du chemin!»

L’indemnisation pour perte de revenus versée à des catégories de travailleurs oubliées par les aides est au menu du 7 mars. Ses partisans montent au front.

En avril et mai 2020, des milliers de personnes ont dû recourir, à Genève, aux distributions alimentaires organisées dans la patinoire des Vernets. Parmi elles, de nombreux travailleurs précaires soudainement privés de tout revenu,
En avril et mai 2020, des milliers de personnes ont dû recourir, à Genève, aux distributions alimentaires organisées dans la patinoire des Vernets. Parmi elles, de nombreux travailleurs précaires soudainement privés de tout revenu,
Pierre Albouy

Adoptée le 25 juin 2020 par le Grand Conseil, la loi sur l’indemnisation pour perte de revenus liée aux mesures de lutte contre le coronavirus a été attaquée par un référendum, lancé principalement par l’UDC et le MCG. Pour ces formations, cette aide est inacceptable car elle indemniserait le travail illégal. Un comité unitaire (partis de gauche, syndicats et associations) favorable à la loi a présenté mardi son point de vue, attaquant notamment «les arguments mensongers» des référendaires.

«Ce référendum repose sur une tromperie, ne décolère pas Jocelyne Haller, députée d’Ensemble à Gauche. L’argument fallacieux d’une lutte contre le travail au noir a été utilisé lors de la récolte de signatures. C’est un mensonge politique, qui cherche à détourner l’attention de la campagne sur ce point. Or, il ne s’agit pas de cela, mais de venir en aide à des travailleurs, quel que soit leur statut, qui se sont retrouvés totalement démunis en raison de la situation sanitaire parce qu’ils ne bénéficiaient d’aucun soutien financier.» Peuvent être concernés un serveur sur appel, une comédienne payée au cachet, une employée de maison ou encore un ouvrier temporaire dans la construction.

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