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Votation cantonale du 7 mars«Nous refuserons toujours que l’État finance le travail illégal»

Le comité référendaire opposé à une indemnisation des travailleurs précaires présente ses arguments, déplorant un signal catastrophique.

Les référendaires estiment contradictoire que l’État mène des campagnes pour lutter contre le travail au noir (ici en avril 2017) et qu’il indemnise aujourd’hui ceux qui y ont recours.
Les référendaires estiment contradictoire que l’État mène des campagnes pour lutter contre le travail au noir (ici en avril 2017) et qu’il indemnise aujourd’hui ceux qui y ont recours.
LAUENT GUIRAUD

Porté par l’UDC et le MCG, mais soutenu selon eux par des représentants d’autres partis de droite voulant rester discrets, le référendum lancé contre une indemnisation financière des travailleurs précaires de deux mois est soumis à la population genevoise le 7 mars. Le comité référendaire dit «ne pouvoir accepter que l’État cautionne et finance une pratique, le travail illégal, qui entretient la misère sociale et crée du dumping salarial, autant pour les travailleurs suisses qu’étrangers (permis B et C)».

Si le projet de loi, accepté en juin 2020 par une courte majorité du Grand Conseil, n’est pas spécifiquement destiné aux travailleurs sans papiers et à ceux qui ont recours au travail au noir, il ne les exclut effectivement pas. L’objectif était de porter secours à tous ceux qui, victimes du confinement du printemps, n’avaient accès à aucun soutien financier. «Pour nous, cette aide est en réalité essentiellement destinée au travail illégal», assure le député UDC André Pfeffer, mandataire du référendum. «Nous contestons la proportion de 30% de bénéficiaires illégaux avancée par le Conseil d’État sur la base de sondages réalisés sur les lieux de distribution alimentaire», ajoute le député MCG François Baertschi.

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