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Affaire Navalny«Nous ne sommes pas nombreux à avoir survécu»

L’engagement en faveur de la démocratie de l’opposant russe Vladimir Kara-Murza lui a valu d’être empoisonné à deux reprises à Moscou. Comme Alexeï Navalny, il s’en est sorti après un coma artificiel prolongé. Interview.

Vladimir Kara-Murza, opposant à Vladimir Poutine et vice-président de la Free Russia Foundation, a survécu à deux tentatives d’assassinat.
Vladimir Kara-Murza, opposant à Vladimir Poutine et vice-président de la Free Russia Foundation, a survécu à deux tentatives d’assassinat.
KEYSTONE

Il s’est écroulé en pleine réunion. Le premier empoisonnement a eu lieu le 26 mai 2015, trois mois après la mort de son ami, le leader de l’opposition Boris Nemstov abattu au pied du Kremlin. Le second, le 2 février 2017. Deux tentatives d’assassinat qui n’ont pas réussi à faire taire la voix dissidente qu’incarne Vladimir Kara-Murza, vice-président de la Free Russia Foundation. Malgré plusieurs semaines passées entre la vie et la mort, ce fervent défenseur des droits de l’homme de 39 ans qui vit désormais entre la Russie et les États-Unis n’a jamais cessé sa lutte contre la corruption et pour la démocratie dans son pays.

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