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Biodiversité«Nous n’allons pas tirer de cerfs pour l’instant»

Le conseiller d’État Antonio Hodgers ne veut utiliser cette mesure qu’en dernier recours. Il privilégie d’abord d’autres solutions. Interview.

Le conseiller d’État Antonio Hodgers ne veut utiliser cette mesure qu’en dernier recours. Il privilégie d’abord d’autres solutions.
Le conseiller d’État Antonio Hodgers ne veut utiliser cette mesure qu’en dernier recours. Il privilégie d’abord d’autres solutions.
Magali Girardin

Les cerfs des bois de Versoix obtiennent un répit. À la suite des révélations de la «Tribune de Genève» sur d’éventuels tirs de régulation visant à limiter leur population et permettre à la forêt de se régénérer, le conseiller d’État en charge de l’Environnement, Antonio Hodgers, nous annonce en primeur que cette mesure ne sera pas mise en œuvre pour l’instant.

Antonio Hodgers, pourquoi avez-vous décidé de reporter sine die les tirs de régulation des cerfs?

La Commission consultative de la diversité biologique (CCDB), qui vient d’émettre un préavis positif à ces tirs, a fait un travail très pondéré. Son constat est juste: les équilibres naturels sont fragiles. Mais elle ne demande pas que nous régulions la population de cerfs tout de suite. Sans exclure définitivement cette possibilité, nous devons d’abord privilégier d’autres mesures pour assurer un équilibre entre le bien-être des cerfs et la régénération de la forêt. Abattre un animal doit être l’ultima ratio.

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