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Sardou tout doux

French singer Michel Sardou performs on the stage of the Palais Omnisport de Bercy, on December 12, 2012 in Paris. AFP PHOTO PIERRE VERDY (Photo by PIERRE VERDY / AFP)

Biographie Sardou est partout! À 77 ans, il devait prendre sa retraite, le voici qui joue deux fois (sold out) à Genève et affiche son regard sévère en librairie. «Je suis un homme livre», euh «libre», affirme cette bio de Bertrand Tessier, fan poli qui ne gratte pas sous les ongles de l’animal sans pour autant en contourner les polémiques.

Comment le pourrait-il? Dès ses premières chansons en 1967, même pas (encore) des tubes, le fiston de Jackie et Fernand se positionne en dehors des clous, américanophile à l’heure du Vietnam («Les Ricains»), promoteur des «Bals populaires» et porte-voix d’un France (le bateau) promis à la casse. Un mauvais titre, «Je suis pour», et une mise en scène maladroite dans «Les villes de grandes solitudes» suffiront à faire de lui le diable, motivant même des «comités Sardou» et des essais de sociologues marxiens pour analyser tout le potentiel «problématique» et si possible censurable du chanteur. Comme quoi la bêtise n’a pas attendu internet pour s’exprimer en horde.

Depuis, Michel-Sardou-est-de-droite, et on le décrit seulement ainsi – sans jamais, au passage, porter cette anathème sur un Johnny Hallyday qui, contrairement à Sardou, chanta pour les candidats Chirac et Sarkozy. Mais à part ça? Vingt-six albums studio, 350 chansons, des textes habiles où l’emphase hugolienne perçait sous Pierre Delanoë, une voix unique où la puissance n’écrase pas les nuances. La place de Sardou dans la chanson française vaut mieux que son cliché, et ce livre le rappelle sans conteste. (FBA)

Dans les coulisses du «Parrain»

Cinéma Filmer la mafia, certes, mais laquelle? En acceptant de porter à l’écran le best-seller de Mario Puzzo, Francis Ford Coppola se doutait qu’il lui faudrait composer avec les vrais truands du roman, dès lors qu’il voulait installer ses caméras dans Little Italy. Il n’imaginait pas que le flingue posé sur sa tempe viendrait de ses propres «boss» et des studios bien manucurés de Hollywood.

Mark Seal a lui-même fait un succès de librairie avec la version anglophone de cette histoire derrière l’histoire, ou comment le tournage du «Parrain», de son adaptation à son casting en passant par son montage, fut un thriller en soi qui faillit rendre fous ses participants. On lit cette traduction en se pinçant face au nombre d’avanies subies par le cinéaste bientôt oscarisé, qui pensait sincèrement filmer le pire des navets tant la vision de la Paramount allait contre la sienne. Ludique et édifiant. (FBA)

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