Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Nordhal L. avoue avoir tué la petite Maëlys «par accident»

C'est dans une forêt du massif de la Chartreuse que Nordahl L. a admis avoir caché le corps de la fillette.
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Triste dénouement. Après six mois de silence, Nordhal L., soupçonné d'avoir tué la petite Maëlys, est enfin passé aux aveux. L'ancien militaire de 34 ans, qui a toujours farouchement nié son implication dans la disparition de la fillette de 9 ans durant la nuit du 26 au 27 août lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère, a admis ce mercredi l'avoir tuée «involontairement», sans préciser les circonstances de sa mort. Il a ensuite indiqué aux enquêteurs le lieu où il avait caché son corps.

En début de soirée, Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, a confirmé la découverte «des restes de l'enfant». Le revirement du suspect s'expliquerait par la mise au jour de traces de sang de Maëlys dans le coffre de sa voiture. Confronté à cette nouvelle preuve Nordahl L. aurait décidé de parler. Retour sur une journée cruciale dans l'enquête sur cette disparition.

Début de matinée. Nordahl L., écroué depuis le mois de septembre, demande à être interrogé une deuxième fois. Extrait de sa cellule de Saint-Quentin-Fallavier, il est entendu par les juges d'instruction à Grenoble auxquels il avoue avoir tué Maëlys «par accident». Le suspect a expliqué qu'«après l'avoir tuée, il l'avait déposée dans un endroit à proximité de sa maison et qu'il était retourné au mariage avant de revenir récupérer le corps pour s'en débarrasser dans une forêt du massif de la Chartreuse», a précisé Jean-Yves Coquillat.

Conduit sous bonne escorte à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin, Nordahl L. en ressort une heure et demie plus tard, accompagné du procureur de la République de Grenoble, de son adjoint, des juges d'instruction et de son avocat Me Alain Jakubowicz. À la mi-journée, un convoi d'une dizaine de véhicules de gendarmerie, dont celui de l'identification criminelle, se rendait à son domicile de Domessin en Savoie, à proximité des Échelles et du lac d'Aiguebelette, déjà sondé à plusieurs reprises cet automne avec la collaboration de la Police de la navigation genevoise.

Les gendarmes ont retrouvé le corps de la fillette en fin d'après-midi, sur les indications de Nordahl L. «Les recherches ont été rendues très difficiles par la neige de cette nuit. Les chiens ont permis de découvrir (…) un crâne d'enfant et [des] ossements», selon le procureur, qui a ajouté que «l'instruction allait se poursuivre».

Faisceau d'indices

Plusieurs indices accablaient l'ancien soldat mis en examen pour le meurtre de Maëlys fin novembre après avoir été entendu par les juges chargés de l'affaire. À deux reprises, cette fameuse nuit, son véhicule a été filmé par des caméras de surveillance «avec une silhouette frêle de petite taille vêtue d'une robe blanche sur le siège avant», à droite du conducteur, avait déclaré le procureur de la République de Grenoble. Des faits que le suspect avait niés. Les parents de la petite, eux, avaient reconnu le vêtement que portait leur fille ce soir-là.

Nordahl L. a également été mis en examen en décembre pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer près de Chambéry en avril dernier. Il pourrait aussi être lié à d'autres affaires de disparition. Soupçonnant l'existence d'un tueur en série, onze familles de disparus dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ont demandé à la cellule d'enquête de vérifier un lien éventuel avec le parcours de cet ancien maître-chien de l'armée.