Les punaises de lit prolifèrent à nouveau à Genève

Santé publiqueDes quartiers entiers doivent être désinfectés, mais la démarche s’avère compliquée sans la collaboration des résidents.

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Les punaises de lit n’ont pas fini de squatter les nids douillets des Genevois. Si l’on en croit les services sanitaires et les entreprises spécialisées, le phénomène serait même en constante progression depuis 2010. «C’était un insecte qui avait pratiquement disparu dans nos régions depuis les années 50, explique un responsable de la société Deratisa Services, aux Acacias. Aujourd’hui, Genève est touchée comme beaucoup d’autres villes, principalement parce que les gens ramènent ces bestioles dans leurs bagages.»

La prolifération est rapide. En quelques semaines, le phénomène a gagné la moitié du quartier des Avanchets. Les régies ont informé les locataires et proposent de traiter les appartements. Mais pour éradiquer la bébête, il faut que tout le monde joue le jeu. Et ce n’est pas gagné d’avance. «Il y a toujours des personnes qui ne prennent pas la mesure du problème, reconnaît un expert. Et, comme pour les cafards, on peut traiter tout un immeuble, si un habitant ne fait pas désinfecter son appartement, les punaises réapparaissent rapidement dans tous les logements.»

Depuis trois ans, les entreprises spécialisées multiplient les interventions. Contrairement à d’autres traitements, l’extermination des punaises de lit demande une grande préparation de la part du résident. «Au-delà des lits et des coussins, où se logent le plus volontiers ces insectes, nous devons accéder aux interrupteurs, prises électriques, seuils et recoins, dans lesquels on trouve aussi des œufs, explique un spécialiste. Il faut ensuite au minimum six heures avant de pouvoir réintégrer le logement et aérer.» Un deuxième traitement est généralement nécessaire pour s’assurer que tout est éliminé.

Du côté du médecin cantonal, on ne parle pas d’épidémie car les punaises de lit ne transmettent pas de maladie à l’homme. Mais elles piquent et sucent le sang, laissant d’horribles boutons sur le corps. La Direction générale de la santé a d’ailleurs publié une directive sur son site Internet afin d’informer correctement la population. Depuis quelques années, des entreprises travaillent aussi avec des chiens qui détectent les punaises et leurs œufs. (TDG)

Créé: 17.12.2013, 08h43

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