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Canton du ValaisPollution au mercure: communes mieux informées

Viège (VS) et trois communes voisines seront plus étroitement associées à la résolution des problèmes dus à la pollution du sol au mercure par la Lonza.

Une vue aérienne de l'entreprise Lonza, à Viège (VS). Un groupe d'intérêts de propriétaires touchés par la pollution jugeait début décembre que la communication de l'Etat et de l'entreprise chimique était «mauvaise et lacunaire».
Une vue aérienne de l'entreprise Lonza, à Viège (VS). Un groupe d'intérêts de propriétaires touchés par la pollution jugeait début décembre que la communication de l'Etat et de l'entreprise chimique était «mauvaise et lacunaire».
ARCHIVES, Keystone

L'information concernant la pollution au mercure sera renforcée via une plateforme d'échanges. L'Etat du Valais et l'entreprise chimique répondent ainsi aux demandes des communes et des propriétaires concernés.

Ces décisions ont été prises à l'occasion d'une table ronde qui a réuni la semaine passée des représentants des communes de Viège, Rarogne, Baltschieder et Niedergesteln autour d'une délégation du Conseil d'Etat valaisan et du conseil d'administration de la Lonza, ont indiqué ce mardi 20 janvier dans un communiqué commun ces six partenaires.

Tant les quatre communes que les bourgeoisies, la Chambre d'agriculture du Haut-Valais, les Médecins en faveur de l'environnement et le Groupement d'intérêts mercure, lequel rassemble une septantaine de propriétaires, seront invités à participer à la plateforme d'informations et d'échanges.

Celle-ci prendra la forme de séances d'informations, a indiqué Rémi Luttenbacher, responsable des projets environnementaux à la Lonza. Il est en revanche trop tôt pour donner plus de détails. Pour l'heure, l'entreprise chimique et l'Etat se sont mis d'accord sur le principe, a précisé Remi Luttenbacher. Une première séance pourrait se tenir dans quelques semaines, a-t-il ajouté.

Propriétaires quasi satisfaits

Cette plateforme répond en particulier aux critiques des propriétaires touchés par la pollution. Leur groupe d'intérêts jugeait début décembre que la communication de l'Etat et de Lonza était «mauvaise et lacunaire». Lentement mais sûrement, les pressions menées jusqu'ici commencent à porter leurs fruits, se réjouit le Groupement d'intérêt mercure dans un communiqué.

La collaboration plus étroite des communes doit leur permettre de contribuer davantage à la résolution de la problématique mercure, écrivent les partenaires dans leur communiqué. Concrètement, leurs représentants participeront désormais activement aux réunions du «Kernteam» mis en place il y a une année par Lonza et l'Etat, a dit le responsable des projets environnementaux de l'entreprise.

Les propriétaires auraient eux aussi souhaité être associés à ce «Kernteam». Leur groupement regrette que leurs représentants n'y soient apparemment toujours pas les bienvenus.

Transparence

Durant ces séances, les résultats des investigations ainsi que les propositions de solution sont à chaque fois présentés par la Lonza et son mandataire, le bureau de conseil BMG Engineering. Ils sont ensuite discutés avec le Service cantonal de la protection de l'environnement, est-il précisé dans le communiqué.

Les mesures décidées lors de la table ronde de la semaine dernière visent à assurer une communication transparente et un transfert direct des connaissances aux personnes concernées, soulignent les partenaires. Lors de cette rencontre, les participants ont également évoqué la question des sols en zone d'habitation accusant une pollution comprise entre 0,5 et 2 mg/Kg.

Ceux-ci ne nécessitent pas d'assainissement selon la loi, même après la récente décision du Conseil fédéral d'abaisser dès le 1er mars la valeur d'assainissement de 5 à 2 mg/Kg. Bien qu'il n'y ait pas encore de piste concrète, toutes les parties impliquées reconnaissent l'importance de ce sujet.

40 ans de pollution

Entre les années 1930 et le milieu des années 1970, Lonza a déversé ses eaux industrielles chargées en mercure dans le Grossgrundkanal. Lors de travaux d«entretien, les boues et sédiments du canal ont été déposés sur les sols voisins, et parfois sur d«autres terrains.

Les investigations menées fin 2010 à la demande du Service de la protection de l«environnement du canton du Valais ont mis en évidence cette pollution, très importante par endroits. Plusieurs parcelles, dont certaines font l'objet d'une interdiction d'utilisation, nécessitent un assainissement.

L«analyse des sols se poursuit sur un périmètre étendu. Lonza s'est déclaré prêt à préfinancer les travaux d'assainissement en attendant une clarification définitive de la question des responsabilités.

ats

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