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Le trampoline muscle sa présence jusqu’au fitness

Du parc de loisirs aux salles de sport, la discipline fait bien plus que le simple bonheur des gosses.

La coach fitness Andrea Duch a intégré des trampolines dans le sol de sa salle de sport à Collombey. Dans les cours, les élèves travaillent leur cardio et renforcent leur musculature.
La coach fitness Andrea Duch a intégré des trampolines dans le sol de sa salle de sport à Collombey. Dans les cours, les élèves travaillent leur cardio et renforcent leur musculature.
FLORIAN CELLA

Rebondir à l’infini fait toujours recette et n’est décidément pas un plaisir réservé aux moins de 12 ans. Le directeur du Jumpark d’Yverdon avec sa quarantaine de trampolines en sait quelque chose, lui qui a atteint l’objectif de fréquentation qu’il s’était fixé à l’ouverture de son parc de loisir en mars dernier: 45 000 entrées sur 10 mois d’exploitation. Si les 4 à 12 ans représentent un peu plus de la moitié de sa clientèle, Fabien Gasser reconnaît que les adultes aussi – seuls, en couple ou même en groupe – viennent volontiers les jours creux de la semaine renouer avec cette activité largement associée aux enfants ou aux sportifs d’élite. Le trampoline, inventé en 1930 par le gymnaste américain George Nissen, a depuis conquis les jardins des particuliers, les parcs d’attractions, les salles de rééducation et même les cours de fitness. À Collombey, Andrea Duch, coach sportive depuis plus de 20 ans, croit en ses vertus. Elle a développé en 2016 un concept baptisé Pure Jump qui propose de brûler des calories en travaillant son cardio sur des trampolines hexagonaux de 120 centimètres de diamètre directement incrustés dans le sol de sa salle de fitness.

Une activité très complète

«Ils permettent d’absorber de 80% l’impact sur les articulations. On travaille ainsi la musculature des jambes, des abdominaux et de la poitrine tout en se tonifiant et en renforçant le centre de l’équilibre, explique-t-elle. Cette activité est très complète. On apprend à utiliser l’énergie du rebond afin de se réceptionner sans se bloquer.» Ses cours, désormais franchisés, sont depuis donnés dans d’autres fitness de Suisse romande sur des trampolines individuels. C’est le cas de Sandrine Jaquod qui propose ses classes de U’Jump depuis septembre dernier à Lausanne et Vevey et qui vient d’élargir son offre à Villars-sur-Glâne. «La demande est très forte sur Fribourg et le concept cartonne déjà en Valais», précise-t-elle.

Mais sauter ainsi est-il bon pour le corps? «Que l’on soit un enfant ou une personne âgée, bouger reste essentiel, insiste Boris Gojanovic, médecin du sport. Chez les premiers, cela stimule les muscles et chez les seconds, cela évite la perte de masse osseuse. Sur un trampoline les élastiques sous tension aident à amortir le choc de la réception et libèrent de l’énergie dans le corps. Cette activité fait travailler la musculature des jambes, des bras et du dos. Elle est aussi bénéfique pour l’équilibre. On l’utilise d’ailleurs depuis longtemps en rééducation. Pour les enfants, le trampoline favorise également la synchronisation des mouvements.»

Rebondir correctement

Reste le risque de chute et de mauvaise réception. «On peut effectivement se tordre la cheville si le pied se bloque dans les élastiques qui entourent la toile. Ou mal atterrir à côté du trampoline, qu’il soit incrusté ou non dans le sol. Les autres accidents fréquents sont des fractures aux bras et aux poignets ou des blessures aux épaules.» Si les utilisateurs respectent les règles de base de sécurité (lire ci-dessous) le médecin tient à relativiser le danger pour les enfants: «Ils ont moins de risque de se faire mal au Jumpark qu’en grimpant aux arbres.»

Dans ses cours de fitness, Andrea Duch évite les accidents en apprenant à ses élèves à rebondir correctement. «Nous ne sautons pas haut mais nous montons les jambes à la poitrine afin de renforcer, entre autres, les abdos.» Et d’ajouter: «La tension dans la toile varie selon le type de ressorts utilisés. J’ai choisi ceux en plastique, qui offrent une réception plus douce que les modèles en métal.»

Même attention du côté du Jumpark yverdonnois. Le coin initiation des petits (4-6 ans) propose un rebond adapté à leur âge. «Les enfants ne sont autorisés à faire du «vrai» trampoline qu’à partir de 6 ans», confirme Fabien Gasser. Malgré des règles strictes destinées aux usagers, impossible d’éviter les accidents. «Effectivement ils peuvent se produire les jours de grande fréquentation. Majoritairement des blessures liées à des mauvaises réceptions ou des chocs avec d’autres personnes. Jusqu’à présent, rien de grave. Sur 45 000 entrées, ils ne représentent que 0.6%.» Le site du Nord vaudois contient 45 trampolines et n’accepte que 56 personnes au maximum en même temps. «Afin que la règle d’une seule personne par engin soit respectée. À ce rythme, le tournus se fait naturellement.»

L’engouement du public pour cette discipline a poussé le directeur à élargir son offre. Des agrandissements sont prévus pour le mois de mai. «Les clients sont demandeurs de formation: soit pour apprendre les bases ou pour se spécialiser sur le trampoline freestyle. Des cours de fitness sont aussi à l’étude.»

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