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La Suisse peut se rassurer: le Stade sera prêt samedi

Beaucoup de craintes autour de l’enceinte de la Praille avant le Suisse-Lettonie de samedi. Le point.

Grâce à la luminothérapie, la pelouse du Stade de Genève va retrouver des couleurs...
Grâce à la luminothérapie, la pelouse du Stade de Genève va retrouver des couleurs...
ÉRIC LAFARGUE

Un match international, c’est une vitrine de choix pour qui veut mettre en avant ses atouts. Par les temps qui courent, la présence de l’équipe nationale en Suisse romande est un petit événement. Stage à Lausanne, match samedi soir à Genève contre la Lettonie dans le cadre des éliminatoires au Mondial 2018. Tout doit être parfait.

Un hôtel de luxe lausannois devrait y contribuer, de même que les terrains de Vidy pour travailler au quotidien. Reste le moment phare, le match de samedi soir au Stade de Genève. Et là, les sources d’inquiétudes sont grandes.

Inaugurée en 2003 mais mal née, l’enceinte de la Praille tente aujourd’hui seulement de rattraper le temps perdu. Inexistant durant de longues années, l’entretien a fait défaut à tous les niveaux depuis le début. C’est pour cela que des interrogations enflent, qui touchent même une pelouse pourtant toute neuve et issue de la dernière technologie.

Petit tour d’horizon avant le Suisse-Lettonie.

La pelouse

Rolls-Royce des terrains à plus de quatre millions, cadeau de la Fondation Hans Wilsdorf (Rolex), la pelouse genevoise est la même que celle du Real Madrid: un système hybride qui mélange fibres synthétiques et gazon naturel. La panacée. La comparaison s’arrête là.

Si plus de 27 kilomètres de tuyaux de chauffage sont placés sous la pelouse, ceux-ci n’étaient pas raccordés à une chaufferie avant celle, provisoire, installée en février. Bien tardivement. Selon nos informations, Pierre-Yves Bovigny, professeur à l’Hepia et mandaté par l’ASF pour s’assurer de la qualité des terrains, notamment celui de la Praille, avait tiré la sonnette d’alarme très tôt. Mais sans voir la fondation réagir vraiment avant ces dernières semaines…

«Le gazon, cela pousse avec de la chaleur et avec de la lumière. Si la lumière manque, le gazon naturel devient jaune car il n’y a plus de photosynthèse», rappelle le spécialiste. Or la fondation n’ayant pas anticipé ces questions, la pelouse du Stade n’avait jusqu’à peu ni chauffage ni lumière sur certains endroits à l’ombre l’hiver, avant que plusieurs machines dispensant de la luminothérapie ne soient enfin achetées. «C’est pour cela que j’ai dû prendre des mesures, explique Bovigny. En interdisant le terrain aux rugbymen notamment. Mais je peux dire une chose: la pelouse sera en parfait état pour le match.»

Il faut considérer ces tâtonnements comme des moments de réglage et espérer désormais que la fondation, forte d’une subvention totale de 1,84 million jusqu’à 2020 au moins, saura trouver son rythme de croisière.

L’éclairage

Le souci est récurrent depuis trop longtemps déjà. Quand Servette joue le soir, il est presque habituel de voir un ou deux spots rendre l’âme d’un coup. Inacceptable sans doute, mais c’est malheureusement ainsi. Où en est-on sur ce dossier? Les spots défectueux ont-ils été remplacés pour Suisse-Lettonie?

Réponse éclairante de Laurent Moutinot, président de la Fondation du Stade. «La luminosité actuelle est considérée comme suffisante par l’ASF, assure-t-il. Cela pourrait être mieux, mais nous sommes aux normes en l’état. A terme, la question de l’éclairage est à reprendre en juin, pour l’améliorer.» Ce serait bien, oui.

Le Wi-Fi qui tousse… ou pas?

Il y a aussi le Wi-Fi qui pose problème depuis toujours ou presque. Il existe bien un système en place, mais il fonctionne de manière parfaitement aléatoire. Pour une infrastructure comme le Stade de Genève, ce n’est pas normal. L’ASF s’en est inquiétée ouvertement avant ce Suisse-Lettonie, déplorant la situation. Là aussi, une réponse de dernière minute semble voir le jour.

«Nous avons trouvé une solution, assure Laurent Moutinot. En salle de presse, en tribune de presse et dans les zones nécessaires, comme la zone VIP, un Wi-Fi sera installé, qui fonctionnera très bien.» Ouf. L’honneur genevois est sauf!

Le reste…

Il faudra encore bien des travaux et des finitions pour que le Stade de Genève brille enfin comme prévu initialement. Il faut dire aussi que la fondation n’est pas responsable du montage financier des débuts, qui l’a laissée sans le sou, ni des manquements quand Pishyar devait entretenir l’enceinte.

«C’est sans doute moins visible ou spectaculaire, mais nous avons déjà fait plusieurs choses, précise Laurent Moutinot. Le remplacement des extincteurs périmés, des pompes pour l’évacuation des eaux, les systèmes de barrières pour l’accès au Stade. Plein de choses qui font qu’il n’y a plus de problème de sécurité désormais.»

Et les sièges?

Enfin, il faudra bien un jour que les sièges délavés, moches, d’un rose passé qui déteint sur les vêtements, soient changés. Parce que ces sièges-là déteignent aussi sur l’image du Stade et de Genève. «Il y en a 30 000, à 200 francs pièce, rappelle Moutinot. Je n’ai pas 6 millions à disposition.» Alors peut-être faudra-t-il passer par une rénovation des sièges par phases: la tribune principale et celle des fidèles côté centre commercial? «Oui, nous y avons songé», lance Moutinot.

Puisqu’on vous dit qu’un jour, bientôt même, ce Stade de Genève sera beau, fonctionnel et bien entretenu!

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