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Comme Servette, Xamax parle aussi de promotion

Les deux clubs ont des ambitions pour le futur. En attendant, ils ont rendez-vous pour un derby, samedi.

Ne/Xamax se rendra samedi à Genève pour un derby romand prometteur face à Servette.
Ne/Xamax se rendra samedi à Genève pour un derby romand prometteur face à Servette.
Keystone

Après la douleur d’un cataclysme sportif et financier, il y a d’abord eu un réflexe de dissimulation. Fleurons de l’élite pendant si longtemps, Servette et Xamax ont connu la décadence, une déchéance qui ne dit pas son nom mais qui a frappé de plein fouet les deux institutions. Il a fallu du temps, des rechutes pathétiques aussi (chez les Grenat) et surtout beaucoup d’efforts avec des hommes neufs pour s’affranchir de l’opprobre. Mais aujourd’hui les deux clubs romands sont là, assis sur des bases qui semblent saines. Et partageant les mêmes ambitions.

Curieux compagnonnage qui réunit Servette et Xamax. Les deux présidents s’assignent un même dicastère: MM. Fischer et Binggeli veulent bâtir sur du solide, loin des extravagances du passé. L’idée de retrouver le crédit perdu dans les délires des uns et des autres – les prédécesseurs – agit ici comme une ligne de conduite. Les deux clubs vont bien mieux, ils semblent sains sportivement (Xamax est 2e, Servette 3e) comme financièrement. Ce n’est pas un hasard si depuis décembre, les deux présidents se sont rejoints sur les objectifs de la saison prochaine: une promotion en Super League, un retour au sein de l’élite.

Neuchâtel Xamax s’y prépare activement et le président Christian Binggeli est la cheville ouvrière de cette renaissance à l’ambition. Il était là au lendemain de la retentissante banqueroute de Chagaev, Xamax est reparti avec lui en 2e ligue inter et a remonté tous les échelons jusqu’à la Challenge League. Avec toujours une philosophie de sagesse.

«Ne pas faire de folie, explique le président. Nous faisons avec nos moyens. Cela se passe bien et c’est aussi pour cela que le simple discours de maintien ne suffit plus. Nous avons Michel Decastel (ndlr: il est là depuis octobre 2015), qui sera l’entraîneur de ce projet de promotion, tout est déjà signé avec lui et son staff. Nous avons d’ailleurs déjà demandé la licence II.» La licence II, c’est celle qui permet de jouer en Super League. Il faudrait un sacré concours de circonstances pour que Zurich s’effondre et que Xamax sache encore en profiter, mais Christian Binggeli voit d’autres vertus dans cette demande-là.

«Tenter de remplir les critères non seulement pour la Challenge League mais aussi pour la Super League nous permet de voir où nous en sommes, explique-t-il. Nous pouvons voir s’il y a des soucis ou des choses à corriger pour la prochaine fois. Mais nous n’y sommes pas encore, en Super League. Et je ne contracterai pas de dettes pour y arriver.»

Concrètement, le budget de Xamax est de 3,5 millions cette année. Binggeli espère pouvoir monter à 3,8 ou 4 millions pour la saison prochaine. En cas de promotion? «Le budget passerait à 6 ou 6,5 millions, assure-t-il. Je reste persuadé que cela peut suffire, on peut comparer avec Lausanne, Thoune ou Vaduz. Des groupes de soutien et des sponsors se sont déjà engagés à mettre plus en cas de retour en Super League.»

En attendant, Servette et Xamax ont rendez-vous ce samedi à 19 heures au Stade de Genève. «Didier Fischer fait du bon boulot à la tête de Servette, mais avec la fondation qui est derrière lui, il n’a pas exactement les mêmes problèmes financiers que moi. Cela dit, c’est important que le football romand aille mieux. Et j’espère que nous verrons un bon derby.»

Servette y contribuera, lui qui aura également pour objectif la promotion la saison prochaine. Contrairement aux Neuchâtelois, les dirigeants grenat n’ont pas de mandé de licence II, mais la licence III, réservée à la Super League.

«Par principe de réalité, explique Constantin Georges. Et puis il faut savoir que demander une licence II, c’est un autre exercice. Ce n’est pas par fainéantise, mais il y a des logiques de gestion et une lucidité par rapport à la situation sportive. Nous savons aussi que sur le plan des critères requis, nous satisfaisons la Ligue. Par exemple, aucun complément d’information n’a été exigé pour la licence III que nous avons demandée.»

Au-delà du derby de samedi soir, Servette et Xamax risquent bien de jouer les premiers rôles la saison prochaine. Avec Vaduz, Lausanne ou GC?

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