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NorvègePétrole en Arctique: les ONG perdent un procès

Greenpeace et Natur og Ungdom réclamaient l'annulation des permis d'exploration accordés à 13 compagnies pétrolières. La justice norvégienne les a déboutées.

Treize compagnies pétrolières ont reçu le permis d'exploiter le pétrole dans la région.
Treize compagnies pétrolières ont reçu le permis d'exploiter le pétrole dans la région.
Keystone

La justice norvégienne a de nouveau débouté jeudi deux ONG environnementales qui poursuivaient l'Etat scandinave pour protester contre l'attribution de licences pétrolières dans l'Arctique.

Greenpeace et Natur og Ungdom («Nature et jeunesse») réclamaient l'annulation des permis d'exploration accordés en 2016 à 13 compagnies pétrolières, estimant que ces concessions violaient la Constitution et allaient à l'encontre de l'Accord de Paris sur le climat, signé par la Norvège.

Après un échec en première instance en janvier 2018, les deux ONG, soutenues par deux autres organisations de défense de l'environnement, avaient fait appel, lequel a été rejeté à l'unanimité par les trois juges d'une cour d'appel d'Oslo.

Emissions polluantes trop hypothétiques

Les magistrats ont notamment estimé qu'«il est incertain que des découvertes commerciales (d'hydrocarbures, ndlr) seront réalisées» dans la zone concernée, hypothéquant la perspective d'émissions liées à l'activité d'éventuels champs pétro-gaziers.

Ils observent également que le secteur pétrolier norvégien est couvert par le système européen de quotas de CO2, ce qui signifie que l'exploitation d'éventuels gisements dans la zone concernée ne résulterait pas à une augmentation nette des émissions.

Le litige portait sur l'attribution de 40 blocs en mer de Barents, une région de l'Arctique jugée très prometteuse par le secteur pétrolier mais où les forages de prospection ont pour l'heure donné des résultats très décevants.

Statoil, Chevron, ConooPhillips, etc.

Les bénéficiaires étaient notamment le champion national Statoil (devenu Equinor depuis), les Américains Chevron et ConocoPhillips ou encore le russe Lukoil. Les ONG jugeaient ces permis contraires, entre autres, au 112e paragraphe de la Constitution qui garantit aux justiciables le droit à un environnement sain.

Cet épisode illustre la judiciarisation croissante de la lutte contre le changement climatique et pour la protection de l'environnement. Aux Pays-Bas, l'Etat a été condamné à réduire d'au moins 25% ses émissions de gaz à effet de serre avant 2020 dans une décision historique portée par l'ONG Urgenda.

AFP

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