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Un nouveau vent de colère embrase les Iraniens

Une hausse massive du prix de l’essence a jeté dans la rue une population privée d’espoir.

Des manifestations parfois violentes se sont déroulées ce week-end à Téhéran et dans de nombreuses autres localités. Les contestataires veulent la démission du président, voire la chute du régime.
Des manifestations parfois violentes se sont déroulées ce week-end à Téhéran et dans de nombreuses autres localités. Les contestataires veulent la démission du président, voire la chute du régime.
AFP

Banques et bâtiments publics incendiés, stations-service et postes de police en flammes, bus et voitures carbonisés… La rue iranienne s’est embrasée ce week-end, suite à une hausse massive du prix de l’essence dans la nuit de jeudi à vendredi. Un vent de colère s’est mis à souffler à travers tout le pays. Selon les autorités, au moins 25 centres urbains ont été secoués par des manifestations parfois violentes. Mais un rapport cité par l’agence iranienne Fars assure que 100 localités ont été affectées par le soulèvement de dizaines de milliers de contestataires. Furieux, ils appellent à la démission du président Rohani et parfois même à la chute du régime des mollahs. La répression, bien sûr, ne s’est pas fait attendre: au moins une dizaine de morts, des centaines de blessés, d’innombrables arrestations et le blocage quasi total des réseaux cellulaires, mais aussi de l’accès à internet, WhatsApp, Instagram...

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