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"Greta" Isabelle Huppert dans un rôle à la Bette Davis

Dans «Greta», elle tend un piège machiavélique à une jeune femme bien douce et innocente.

Isabelle Huppert devant la caméra de Neil Jordan.

C’est dans le métro de New York que Frances découvre un sac à main. À l’intérieur, quelques affaires et l’adresse d’une femme, Greta. C’est naturellement qu’elle décide de le lui rapporter et fait ainsi la connaissance de Greta, veuve hongroise esseulée et un peu mystérieuse dont, a priori, elle ne se méfie pas. À tort.

Car la jeune Frances, mais elle ne le sait pas encore, mord à l’hameçon et tombe en réalité dans un piège machiavélique qui va petit à petit se refermer sur elle. Réalisé par Neil Jordan, à qui l’on doit plusieurs longs-métrages importants, tels que «La Compagnie des loups», «Entretien avec un vampire» ou «Michael Collins», «Greta» est un film à suspense au féminin qui renoue avec cette veine du huis clos horrifique dont le cinéma fut friand dans les années 70 et 80. Recréant une ambiance étouffante et claustrophobe, le réalisateur irlandais signe un film noir et vénéneux dans lequel Isabelle Huppert tire les ficelles avec un plaisir à la fois jubilatoire et communicatif. On sent son goût pour les compositions de méchantes dans ce rôle à la Bette Davis qui lui va comme un gant et semble écrit spécialement pour elle. Autour d’elle, l’innocence naïve d’une Chloë Grace Moretz, pourtant rompue aux films horrifiques, si l’on en juge par une filmographie déjà bien abondante, fait merveille, et les deux comédiennes sont en harmonie dans la tension. Le film – et Neil Jordan – leur doit tout.

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