«Être franche est devenu un atout»

Béatrice HirschLa candidate PDC aux États, conseillère administrative de Troinex, ne manie pas la langue de bois.

Béatrice Hirsch: «L’affaire Maudet est un problème de personne, pas de positionnement politique.»

Béatrice Hirsch: «L’affaire Maudet est un problème de personne, pas de positionnement politique.» Image: Georges Cabrera

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Désignée en novembre, Béatrice Hirsch, candidate PDC au Conseil des Etats, répond à nos questions:

Béatrice Hirsch, vous êtes candidate aux États, mais sans expérience nationale. Vous ne craignez pas de passer pour le faire-valoir de votre colistier?

Nous sommes complémentaires. Hugues Hiltpold a la connaissance des dossiers fédéraux, j’ai celle des dossiers communaux et cantonaux. Cet ancrage, c’est mon atout! En parallèle, depuis que je suis candidate, je travaille les dossiers fédéraux, l’ordre du jour des Chambres. En cas d’élection, je pense que je saurais me mettre rapidement à la page: je parle et comprends bien l’allemand

La campagne va se dérouler alors que le PLR est plombé par l’affaire Maudet. Quel impact sur votre campagne commune?

En ce qui me concerne, je ne ressens aucun impact et je ne pense pas que l’affaire touchera beaucoup la candidature d’Hugues Hiltpold. L’affaire Maudet est un problème de personne, pas de positionnement politique.

Le PDC veut faire de cette élection celle du renouveau. Exit Luc Barthassat. Exit Guillaume Barazzone. Vous ne vous êtes pas surtout privés de locomotives électorales?

Guillaume Barazzone a choisi de ne pas se présenter, ce qui a ouvert le jeu sur les listes. Il y a dans notre base une demande de changement et nous avons voulu oser proposer quelque chose de nouveau, d’inattendu de la part du PDC, en promouvant des candidatures jeunes, et en assurant une représentation hommes-femmes la plus égale possible. Cette demande est aussi celle de la société et, en ce qui me concerne, je me demande si ce qui a longtemps fait ma faiblesse, ne pas être une représentante de lobby, être franche, incorruptible, n’est pas devenu un atout.

À Berne, tout serait bloqué «à cause de la polarisation et de l’attitude du PLR», accusait Gerhard Pfister, président du PDC. Une candidature avec Hugues Hiltpold a-t-elle vraiment du sens?

Nous sommes des alliés à Genève et le PLR genevois n’est pas le PLR suisse, comme le PDC d’ailleurs. Et la meilleure manière de faire bouger Berne, c’est de renforcer le centre, notamment au Conseil des États, pour faire pièce à la majorité UDC-PLR au national.

Faut-il signer l’accord institutionnel avec l’Union européenne?

C’est un accord important et le Conseil fédéral a manqué de leadership. Il devait signer cet accord et mettre les partis devant leurs responsabilités: définir le meilleur moyen de l’appliquer, notamment pour protéger les travailleurs.

Les frontaliers doivent-ils pouvoir toucher l’assurance chômage suisse?

Il y a deux questions. Sur le fond, est-il juste ou pas que des personnes travaillant et cotisants en Suisse puissent toucher l’assurance chômage? Je le pense. Après quelle durée de travail? C’est à étudier.

Les jeunes manifestent pour le climat et Genève va ouvrir son Salon de l’auto. Logique?

Il faut saluer la mobilisation des jeunes, qui est authentique. Ils veulent aller vite, avoir des résultats, alors que la Suisse et le PDC ont souvent préféré les incitations. On est à un point d’inflexion et nous allons devoir aller vers des mesures plus marquées, concrètes, peut-être plus coercitives, comme on en verra probablement en Ville avec l’entrée en fonction du Léman Express. Mais pour cela, il faut des accords larges, raison pour laquelle le PDC genevois vient de proposer aux autres partis de se réunir pour proposer des solutions concrètes et avancer hors des débats politiciens. Pour le Salon de l’auto, il ne faut pas le diaboliser: la voiture est un moyen de transport qui peut aussi évoluer et qui garde son utilité.

Le 14 juin, participerez-vous à la grève des femmes?

Certainement. Le combat pour l’égalité n’est pas terminé et il s’élargit. L’harmonisation de la vie privée et professionnelle concerne tout le monde, y compris les hommes, comme le montrent les demandes de congé paternité. Il faut avancer vers l’ouverture des métiers au sexe minoritaire et, pourquoi pas, du service civil aux femmes.

(TDG)

Créé: 08.02.2019, 20h15

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