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La digitalisation a eu raison des Editions Atlas

L’entreprise de vente d’objets à collectionner, qui emploie 150 collaborateurs, fermera son site vaudois en 2019. Elle licenciera 60 personnes cette année.

Le bâtiments des Editions Atlas entre Romanel et Cheseaux.
Le bâtiments des Editions Atlas entre Romanel et Cheseaux.
PHILIPPE MAEDER

Les 150 employés des Editions Atlas, à Cheseaux-sur-Lausanne, sont sous le choc de la nouvelle communiquée le 6 mars. L’entreprise, qui vend par correspondance des objets à collectionner par abonnement, fermera ses portes en 2019. Elle licenciera progressivement ses collaborateurs et 60 postes seront supprimés cette année, a-t-elle annoncé jeudi à l’ATS. L’an dernier, les Editions Atlas s’étaient déjà séparées d’une trentaine d’employés. Les sites français, à Paris et à Evreux, subissent le même sort.

C’est une entreprise âgée d’une soixantaine d’années qui disparaît ainsi du canton. Ses origines remontent à 1954 et elle a pris le nom d’Editions Atlas en 1975. Des lecteurs se souviennent sans doute des collections encyclopédiques vendues en kiosque consacrées à la montagne, à la mer ou encore à la Seconde Guerre mondiale.

Acquise en 1987 par le groupe italien De Agostini Editore, la société s’est diversifiée. «Nous proposons des collections d’objets pour tous les types de public. Par exemple des voitures, des jouets pour enfants ou des objets de collectionneurs», rappelle la direction. Pour expliquer la catastrophe, les dirigeants invoquent la digitalisation.

Pourtant, les Editions Atlas commercialisent leurs produits sur le Web. Elles n’ont pas raté le virage numérique a priori, mais le problème est ailleurs: «La digitalisation change le comportement de nos clients. Dans les belles années, nous les recrutions au travers d’annonces dans des médias en papier. Aujourd’hui, nous devons les toucher par d’autres voies qui nous coûtent davantage. Nous subissons une érosion progressive de nos ventes. Nous avons essayé beaucoup de choses mais nous n’arrivons plus à couvrir nos frais fixes», affirme la direction. L’euro, qui s’est affaibli ces dernières années face au franc suisse, a achevé d’enfoncer le chiffre d’affaires. L’entreprise le réalise en effet à 95% en Europe.

La direction relève qu’elle a entrepris des négociations avec les représentants du personnel en vue d’établir un plan social. Le syndicat Unia, alerté par certains de ses membres, n’est pas impliqué dans les discussions. Il met en garde contre d’éventuelles pressions visant à le tenir à l’écart du processus. Unia estime que le plan social présenté l’an dernier n’était «pas acceptable» et n’exclut pas d’organiser une assemblée des employés

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