David, un visionnaire qui dompte le monde digital

JeunevoisSimplifier l'accès à internet. À 25 ans, David a créé deux réseaux nommés Hardah, avec une fleur numérique comme emblème.

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Costume beige, chemise blanche, belle montre, David Delmi aime le chic parisien. À 25 ans, il cite à l'occasion Sénèque, Marc Aurèle, Victor Hugo ou Jean D’Ormesson au cours d'une conversation. Et veut les mettre au service de sa vision du monde digital, qui a donné naissance à une start-up destinée à améliorer la navigation sur le web. Après une scolarité obligatoire à Vandœuvre, il intègre l’école privée Moser, bilingue allemand avec option philosophie. Sans renoncer à la culture classique, il s’oriente ensuite vers la faculté de HEC (Hautes Études commerciales) de Lausanne pour se familiariser avec le marketing et la finance. C'est avec ce bagage qu'il crée sa start-up, Hardah. L'idée est simple: rendre internet plus accessible. Mais réaliser un tel projet est beaucoup plus complexe. Hardah, c’est d'abord une toute nouvelle technologie en place sur deux réseaux qui considèrent l’utilisateur comme un client exigeant.

Intranet collaboratif

Le premier, Hardah One, est un réseau social éthique de nouvelle génération qui respecte la vie privée en utilisant la technologie Blockchain. Il permet de satisfaire sa curiosité en proposant une interface connectant des informations. Ainsi, une alléchante photo d’un bon café sera accompagnée d’une série de données telle l'origine des grains, par exemple. Le second outil, Hardah Business, combine les fonctionnalités des divers logiciels utilisés au sein de l’entreprise dans un intranet collaboratif.

Les deux réseaux ont pour symbole une fleur numérique suivant l'adage de Steve Jobs, l'ex-patron d'Apple, selon lequel «la technologie n’est que peu de chose sans le design». Inspiré par la théorie de Simon Sinek «Start with Why» (Commencer par le pourquoi), il a aussi pour objectif de simplifier l’accès à l’information. «Il faut voir l'argent comme un moyen et non une fin. L’argent ne doit pas impressionner. C’est la manière dont on le gagne et ce que l’on fait avec qui importe.»

«Des rêves pour avancer»

Récemment repéré par des structures d'incubation de projets, il a dû apprendre à convaincre du haut de ses 25 ans. Certes, il a encore du chemin à faire. «Si je ne me suis pas trompé une fois dans la journée, ça veut dire que je n’ai pas assez essayé.» Des échecs, il en a eu, surmontés grâce au soutien de ses proches. «Beaucoup de monde nous a aidés. Ma famille me soutient aussi moralement», raconte-t-il, en pensant à la ténacité de son père, médecin, et au courage de sa mère, qui a repris ses études à 45 ans. «Les personnes que j’aime m’inspirent beaucoup. Et puis il y a tous les coachs, les mentors, les élus, les journalistes qui vous ont mis en lumière, qui vous ont parlé, qui vous ont conseillé, qui ont contribué à notre réussite. Je m'inspire un peu du stoïcisme de Sénèque et Marc Aurèle, du pragmatisme de Machiavel et du côté moral de Kant, que j’adore.»

Pour avancer, il faut avoir des rêves. Il faut aussi savoir sortir du cadre?! Et évoluer de manière disruptive. À Genève, c'est possible. «Genève mérite d’être mieux connue, et nos valeurs aussi. Genève peut devenir une plateforme de l’innovation», lance-t-il. Cet attachement au bout du lac ne l'empêche pas d'aller voir ailleurs, loin si possible, comme lors de ce voyage en Mongolie avec son sac à dos. Et de s'investir dans d'autres domaines comme l'écriture, la peinture ou la cuisine. Il a ainsi achevé deux manuscrits, en a cinq autres en cours et peint à la façon de Jackson Pollock.

Créé: 27.02.2019, 15h09

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