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Comment le coronavirus réactive le conflit de générations

Les incivilités entre les jeunes et les aînés se multiplient sur les réseaux sociaux mais aussi au quotidien dans les villes et la campagne.

Manuel Perrin

«Nos aînés ont la tête dure, j’ai proposé à plusieurs reprises mes services pour faire des courses à un proche, mais il n’y a rien à faire. 87 ans et ça se croit invincible… Je crois que je vais murer sa porte.» Le 20 mars dernier, nous avons publié un article présentant des personnes de plus de 65 ans qui, malgré les injonctions des autorités à rester à la maison, profitaient du beau temps pour sortir. Partagé sur la page Facebook de «La Tribune de Genève» le texte a suscité plus de 300 commentaires dont un bon nombre étaient si malveillants qu’on ne souhaite pas les relayer ici. On s’en tiendra donc à reproduire ceux, relativement polis, qui permettent de sentir le ton des échanges en ligne. «Ils sont partout, dans les rues, les magasins ! Et ensuite ce sera de la faute des jeunes!» ajoute un internaute dont on a peu de peine à deviner qu’il ne fait pas partie des plus de 65ans. «Les irresponsables sont ces jeunes qui se retrouvent en groupe», lui répond une autre. «Je sors tous les matins et tous les soirs mon chien, c’est permis. En revanche, je croise des enfants qui vont ensemble par dizaine!» renchérit encore une commentatrice.

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