La nouvelle vie d'Ophélie est pleine de confiseries

Jeunevois À Carouge, Ophélie Baumberger propose un voyage en enfance dans sa confiserie qui mêle nostalgie et épicurisme.

Ouvrir sa propre confiserie était un rêve d'enfant pour Ophélie Baumberger.

Ouvrir sa propre confiserie était un rêve d'enfant pour Ophélie Baumberger. Image: Yelena Saltini

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Flâner dans le Vieux Carouge et laisser ses yeux se poser sur les devantures de ces emblématiques boutiques… Tiens, une confiserie Jellyfish….Jellyfish?! What?! Quel nom incongru! Des bonbons et du poisson. Je demande pourquoi? Derrière le comptoir, Ophélie Baumberger répond: «Ce nom est venu à la dernière minute à cause la texture de la méduse qui ressemble à celle de la gelée qu’on retrouve dans beaucoup de bonbons. Et puis, j’aimais bien la sonorité.»

Bonbons, esprit marin et pin-up rétro

Rayonnante et joviale, Ophélie aime les mélanges, fussent-ils fantasques. Son magasin est à son image… En entrant, on est tout de suite plongé dans son monde: bonbons, pliages, décor marin et pin-up rétro. La mer? Oui, car cela lui rappelle son voyage à Panama. Franchement atypique… comme son parcours. Originaire de Nantes, Ophélie a fait des études en horlogerie et bijouterie en France. La Suisse, temple de la haute horlogerie, s’impose comme une évidence. Mais très vite, elle déchante: la crise économique la pousse vers d’autres horizons. Qu’est-ce qui manque à sa vie? La possibilité de s’exprimer, d'être créative et vivre de manière libre. Elle décide alors de tout plaquer pour partir en voyage. D’abord, une année en Amérique latine, puis une autre en Asie avec son mari fraîchement rencontré. Cet homme, un architecte, un Carougeois pure souche, lui fait découvrir son coin de paradis et ils s’y installent. Elle travaille alors dans les services, comme à l’association Le Box. Mais elle souhaite se consacrer davantage à ses deux petits bouts de choux. Impossible dans ce milieu qui impose des horaires en décalage. «Personne n’allait m'apporter sur un plateau le boulot de mes rêves... donc, je m’en suis donné les moyens.» Pleine d’entrain, elle décide alors de prendre le taureau par les cornes en créant son emploi. Dans une entreprise à son image, miroir de son mode de vie coloré, de ses goûts et sa personnalité pleine de vie.

Madeleine de Proust

C’est ainsi qu’est né Jellyfish. Pourquoi un magasin de bonbons? Un rêve oublié. Et un jour, «le souvenir est revenu, un désir d’enfance: avoir une confiserie». Sur ce marché, elle est presque seule, alors pourquoi ne pas façonner cette boutique à son image, créer un univers qui lui correspond? Elle avoue en riant que c’est d’abord pour elle, pour son mari et ses enfants, premiers cobayes, qu’elle a voulu retrouver le goût des bonbons traditionnels comme ceux de Nantes ou les cailloux français, parmi ses préférés, qu’elle s’empresse de me faire goûter. Mais quel est son objectif? La madeleine de Proust! Offrir à ce quartier un espace de nostalgie et de plaisir retrouvé grâce à ce doux voyage en bonbons. Garder son âme d'enfant

Pour elle, une confiserie, «c’est comme un bon vin ou un bon fromage». Pour elle, lorsqu’un bonbon la sustente à lui seul, c’est qu’il mérite sa place. Et comme chaque plaisir de la vie, c’est mieux quand il est partagé. C’est donc avec joie qu’elle fait déguster de nombreux bonbons, comme ce champignon à la noix de coco. Dans sa boutique, on trouve des confiseries de diverses régions d’Europe et pour tous. Pour les petits, les grands, les véganes, les intolérants alimentaires, etc. Et pour éviter tout gaspillage, chacun peut ramener sa bonbonnière et la reremplir à sa guise. Et elle vient d’acquérir une machine à barbe à papa pour faire ses propres créations.

À la tête de sa petite entreprise, Ophélie est à la fois la femme-responsable et la femme-enfant. Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.«J’aimerais bien continuer à m’éclater et avoir ce côté très enfantin et très ludique.»

Créé: 14.12.2018, 17h16

Où la rencontrer?

Fan de ce quartier, elle est assez Carouge et y sort souvent

-Le box: une salle de spectacle : lebox.ch
-Le cheval blanc: un bar: lechevalblanc.ch
Ces deux lieux car elle y a travaillé et elle a beaucoup d’affinité.
- L’accolade: un bar-restaurant: laccolade.ch
- Le Fix: Un food truck: lefix.ch. Elle aime «aller boire mon petit café au Fix, le dimanche matin, faire le marché et puis m’arrêter prendre une petite pâtisserie au petit food truck avec mes enfants…ça c’est mon petit plaisir du dimanche.»

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