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Deux Genevois traînent Exit en justice: suicide suspendu

Des frères dénoncent les dérives d’Exit face à un homme à leur avis «en parfaite santé». Le tribunal tranchera.

Au premier plan, Bernard. Avec lui, son frère Claude: «La population doit savoir qu’il existe des cas comme celui de notre frère.»
Au premier plan, Bernard. Avec lui, son frère Claude: «La population doit savoir qu’il existe des cas comme celui de notre frère.»
Pierre Abensur

Il avait décidé de mourir mardi prochain, quelques semaines avant d’atteindre ses 83 ans. Mais cet octogénaire genevois ne recevra pas sa potion létale le 18 octobre. Vendredi dernier, une décision de justice est venue bloquer le suicide assisté de ce veuf qui avait fait appel à Exit. Ses deux frères cadets sont à l’origine de cette mesure superprovisionnelle du Tribunal civil. La fin de vie, ou non, de ce candidat au suicide assisté se jouera devant les juges. «Notre frère est en parfaite santé. Il n’est pas acceptable qu’Exit prenne des pouvoirs si considérables», lancent Claude et Bernard, 70 et 82 ans. «Une telle décision, c’est du jamais-vu dans l’histoire de notre association; la justice nous donnera raison», réplique le docteur Pierre Beck, vice-président d’Exit Suisse romande.

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