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Arnaud Cerutti: Servette FC: ce merveilleux supplément d'âme

Pascal Décaillet: C'est la politique elle-même qu'ils dévastent ! Didier Bonny: « L’Adieu à la nuit » : sujet complexe abordé avec sensibilité. Hélène Richard Favre: 8 mai pour les uns, 9 mai pour les autres. Maurice-Ruben Hayoun: De la résilience dans la tradition juive

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Arnaud Cerutti: Servette FC: ce merveilleux supplément d'âme

Et si le plus bel exploit de Servette était en réalité de n’avoir jamais laissé le moindre doute s’inviter à la fête? Au moment d’aller valider son accession à la Super League, son retour là où se situe sa vraie place, le club genevois s’est montré gigantesque. Parce qu’il a su s’appuyer sur cette force collective et sur cette foi qui l’animent depuis l’entame de l’exercice. Et c’est fort. Très fort. La Ligue des champions l’a encore parfaitement démontré ces derniers jours, on a beau parler de tactique dans le football, les choses sont sans doute avant tout affaires de cœur, de générosité, de ce supplément d’âme qui fait les grandes victoires et les plus belles quêtes. Portés par ce merveilleux état d’esprit et par des combattants comme Anthony Sauthier (quel remarquable personnage!), le SFC a enfoncé Lausanne en appuyant là où cela pouvait faire mal. Même une trouée de Jeremy Frick (décisif ensuite juste avant le thé!) n’a pas contrarié l’histoire. Tout juste a-t-elle tempéré les ardeurs l’espace de quelques instants. (...)

Pascal Décaillet: C'est la politique elle-même qu'ils dévastent !

(...) Je ne suis pas et ne veux pas être un homme politique. Mais je suis, jusqu'au bout des ongles, un politique. (...) Et c'est au nom de toutes ces choses que j'enrage suite à l'affaire du Service des votations. Elle tombe au pire moment : celui, justement, où nous, journalistes politiques, à Genève, presse écrite, radios, télévisions, rivalisions de pédagogie pour tenter d'expliquer au public un champ de votations, celles du 19 mai, d'une rare complexité. Tous médias confondus, nous étions en train de réussir (...) Nous étions tous en train de nous battre pour la clarté, et voilà que l'abruti du 25, rue des Acacias, et ses charmants commanditaires, viennent dévaster d'un coup le champ de nos labours et de nos labeurs. Leur actes crapuleux (...) ont l'abominable dimension de jeter le discrédit sur la politique elle-même, qui est (avec la musique et l'Histoire) l'une des grandes passions de ma vie. Et cela, qui est de l'ordre de la dévastation et non de la morale, je ne le leur pardonne pas.

Didier Bonny: « L’Adieu à la nuit » : sujet complexe abordé avec sensibilité

(...) André Téchiné s’est inspiré du livre de David Thomson « Les Français djihadistes », recueil d’entretiens très bruts de jeunes Français partis en Syrie faire le jihad, pour donner vie aux personnages d’Alex, de Lila ou encore de Bilal. Il y a ajouté le regard d’une personne d’une autre génération pour mettre cette problématique, ô combien complexe, en perspective. Et c’est bien le regard que porte la grand-mère sur son petit-fils et ses agissements qui donne tout son intérêt au film dans une seconde partie passionnante. On n’en dira pas autant de la première qui manque de rythme et ne donne pas assez de profondeur au personnage d’Alex, ses motivations étant plus suggérées que développées, le spectateur devant se contenter des quelques indices qui lui sont donnés. (...) Au final, « L’Adieu à la nuit » aborde avec sensibilité un sujet difficile et renvoie à chacun la question suivante : qu’aurais-je fait à sa place ? (3 étoiles) Toujours à l'affiche 5 étoiles. « Green Book ». Oscar 2019 du meilleur film (...)

Hélène Richard Favre: 8 mai pour les uns, 9 mai pour les autres

Comme vous le savez sans doute, en Russie, le 9 mai est un jour de fête nationale. On y célèbre la victoire remportée en 1945 sur l’Allemagne nazie. Une parade militaire est organisé sur la Place Rouge, le site RT France en a rendu compte. Et partout ont lieu des animations où l’on se rend en famille ou entre amis. Les gens arborent le ruban de la Saint-Georges, des drapeaux sont hissés un peu partout et des ballons aux couleurs de la Russie flottent par grappes. Et puis, il y a aussi la marche du régiment immortel où l’on défile avec, sur des panneaux ou des pancartes, la photo d’ancêtres morts à la guerre, appelée par les Russes, la grande guerre patriotique. L’émotion est palpable tout comme le sentiment d’appartenance et de fierté d'un peuple.

Jean-Noël Cuénod: Clin d’œil du Christ au pays de Staline

Pleine de surprises, l’exposition Rouge qui se déroule à Paris au Grand Palais jusqu’au 1erjuillet…Tout d’abord, parmi les 400 œuvres évoquant la production artistique de l’Union soviétique de 1917 à 1953, la plupart n’ont jamais été présentées en France. Ensuite, le regardeur peut y surprendre un artiste prolétarien en flagrant délit de commettre un sacré lapsus. Et même un lapsus sacré. (...)

Pascal Holenweg: Zavez dit ”transparence” ?

Dissipons d'emblée un possible procès d'intention : il ne s'agit pas ici de dénoncer des privilèges dont nous, modestes conseillers municipaux, fussent-ils ceux de la capitale mondiale du monde mondial, jouirions indûment (tout privilège étant par définition indu). Nous ne détenons aucun privilège. Seuls les autres (les conseillers administratifs, les députés, les conseillers d'Etat, les parlementaires fédéraux, les conseillers fédéraux -et on en passe) jouissent de privilèges. Nous, nous avons des droits. De justes compensations de notre engagement désintéressé. La reconnaissance quasi symbolique de notre apport immarcescible à la démocratie locale. Inventorions : Il y a d'abord les jetons de présence, dont nous avons fixés nous-mêmes le montant pour cinq ans. Ils sont de 143 francs par séance plénière (...)

Maurice-Ruben Hayoun: De la résilience dans la tradition juive

Le jour de la Shoah, le jour du souvenir, le jour de l’indépendance… Dans le nouvel Etat d’Israël qui fête ses soixante et onze ans d’existence, ces trois journées forment une véritable trilogie, voire une trinité politico-religieuse ;c’est un véritable résumé, un précis de l’histoire juive moderne au sein de laquelle le peuple concerné est enfin devenu acteur, maître de son destin qu’il façonne à sa manière, sans rendre de comptes à qui que ce soit. (...) Philosophes et historiens, qu’ils fussent ou non juifs, se sont posés la question suivante : ce peuple sur lequel Dieu est censé avoir jeté son dévolu, a t il une histoire ou simplement un destin qui l’emprisonne comme un carcan ? Quand on examine les différents livres du Pentateuques mais aussi les livres prophétiques, on relève que Dieu n’a jamais demandé à ce peuple s’il consentait à devenir le sien, il s’est tout bonnement imposé à lui. Et à chaque incartade, la divinité a puni sévèrement ce peuple. (...) Abraham Heschel dans ses Bâtisseurs du temps (brillamment réédités par Monsieur Claude Serfati) parle d’un Israël qui construit des ponts en papier, des empires spirituels, au lieu d’exceller dans l’érection de monuments ou d’obélisques, construits dans le vain espoir qu’ils seraient éternels et leur conféreraient l’immortalité. On connaît la suite : qui se souvient de Ammonites, des Jébuséens, des cananéens, des philistins, etc… ? (...) Quelle résilience ! (...)

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