Une année riche en levées de fonds pour l’EPFL

Spin-offAvec 217 millions de francs récoltés par ses start-up, la haute école est proche de son record de 2016.

L’éditeur de logiciels de sécurité Nexthink (ici son CEO Pedro Bados) a levé à lui seul 85 millions de francs.

L’éditeur de logiciels de sécurité Nexthink (ici son CEO Pedro Bados) a levé à lui seul 85 millions de francs. Image: PATRICK MARTIN

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En bouclant une levée de fonds de 85 millions de francs il y a quelques jours, Nexthink a permis à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) de se démarquer une nouvelle fois en termes d’argent récolté par les jeunes sociétés installées sur le campus. En 2018, ce montant est en effet proche de celui, record, de 2016 où les spin-off de la Haute école levaient au total 260 millions. Cette année-là, c’était Mindmaze qui remportait la palme avec une levée de fonds de 100 millions. Depuis, cette start-up, utilisant les capacités de la réalité virtuelle pour la rééducation médicale, est considérée comme l’une des rares licornes vaudoises (soit une jeune société non cotée et dont la valorisation est estimée au-delà du milliard de dollars).

Forte notoriété

Malgré un dernier trimestre houleux sur les marchés financiers, l’EPFL continue de jouir de sa forte notoriété. «Ce bilan positif confirme la forte progression de l’esprit d’entrepreneuriat sur le campus ainsi que le dynamisme des fondateurs», salue Hervé Lebret, responsable de l’Unité start-up pour la haute école.

Dix sociétés au-delà de 8 millions

Une dizaine de start-up se sont également démarquées l’année passée en dépassant les 8 millions de francs récoltés. Parmi elles, Cellestia Biotech vient de boucler un tour de table à 20 millions, et cela après avoir déjà encaissé un chèque de 8 millions en 2017. Fondée en 2014, cette discrète spin-off de l’EPFL œuvre au développement de nouvelles thérapies ciblées pour lutter contre le cancer.

Écosystème dynamique

L’EPFL jouit désormais d’un écosystème dont le dynamisme devrait continuer à faire ses preuves. À titre indicatif, pas moins de 25 start-up sont en effet nées en 2018 sur le campus. Cette nouvelle vague devrait maintenir le canton de Vaud en tête des classements de ce secteur de plus en plus important pour l’économie suisse.

300 start-up par année

Récemment, une première étude réalisée par la fondation Startupticker.ch a établi que 300 start-up étaient désormais créées chaque année pour un total d’environ 4000 jeunes pousses à l’échelle nationale. De nouvelles statistiques devraient bientôt confirmer ce dynamisme. C’est en tout cas la prédiction faite en septembre dans nos pages par Jordi Montserrat, le directeur de Venturelab. «Au cours de ces derniers mois, ce sont 270 millions qui ont déjà été collectés par seulement huit start-up, précisait-il. Des fonds qui permettent à ces jeunes entreprises d’être compétitives à l’échelle mondiale et de bâtir l’avenir de l’industrie suisse».

Créé: 31.12.2018, 10h13

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