Rohingyas

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Les Rohingyas sont présents en Birmanie depuis le VIIIe siècle, puisqu’ils sont les descendants de colons arabes, turcs, mongols bengalis, du nord-ouest de l’actuel Myanmar, convertis à l’islam au XVe siècle. Mais leur participation aux côtés des Britanniques lors de la première Guerre d’indépendance puis de la Deuxième Guerre mondiale, face aux Birmans, leur a valu d’être considérés comme des traîtres par les nationalistes birmans.

Les Rohingyas sont privés de leurs droits les plus élémentaires depuis une loi de 1982. Beaucoup sont parqués dans des camps dans des conditions précaires. Depuis 2012, ils sont l’objet de raids meurtriers de populations galvanisées par des moines bouddhistes fondamentalistes, ne peuvent accéder aux soins dans les hôpitaux, à l’école ou au marché du travail. Dans un rapport de l’ONU, de nombreux cas de persécution ont été documentés (exécutions sommaires, arrestations arbitraires, sévices physiques et sexuels, discriminations, etc).

Pour tenter de résoudre cette situation dramatique, Aung San Suu Kyi avait fait appel à l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour diriger un comité chargé de prévenir les conflits, de fournir une aide humanitaire et permettre une réconciliation avec cette minorité dans l’Etat de l’Arakan. Mais depuis, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakam, entrée en rébellion, a commis des attaques contre des commissariat de police. Ce qui a justifié une répression sanglante de l'armée birmane.

D’ethnie bamar, Aung San Suu Kyi, comme les nationalistes bouddhistes du pays, refuse à cette population musulmane d’un million de personnes installée pour l’essentiel dans l’Etat de l’Arakan ou Rakhine, à l'ouest du pays, le statut d’ethnie birmane. Cette population est d’ailleurs apatride. Les extrémistes bouddhistes qui s’en prennent régulièrement à eux, les considèrent comme des migrants venus du Bangladesh. Aung San Suu Kyi parlent d’eux comme de «la communauté musulmane de l’Arakan» et se refusait à prononcer le nom de Rohingyas. Elle qualifie les combattants Rohingyas de «terroristes» et nie tout nettoyage ethnique. (TDG)

Créé: 13.09.2017, 16h17

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