Festival à NeuchâtelLe NIFFF à l’heure du grand frisson
La 23e édition est consacrée au genre fantastique et s’annonce riche en émotions.

En 1977, Mel Brooks a signé la plus drôle et singulière des parodies de «film à suspense»: «Le grand frisson». Cet été, on a fortement envie de reprendre ce titre pour évoquer la 23e édition du NIFFF qui, du 5 au 13 juillet, va tenir en haleine celles et ceux qui apprécient l’immersion décoiffante au cœur d’un cinéma de genre habile à flirter sans complexe avec le fantastique, l’horreur et diverses thématiques du même calibre.
La manifestation neuchâteloise, dont la renommée dépasse depuis longtemps les frontières suisses, repose, une fois encore, sur une compétition internationale de premier plan. Dans la majorité des 14 longs-métrages retenus, les portes de l’enfer vont s’ouvrir, le sang va couler, la terreur va régner et des personnalités féminines exceptionnelles vont se distinguer sur le grand écran.

«Cette année, les récits féministes et écologiques ont dessiné une programmation plurielle et engagée. Ils passent de l’intime au spectaculaire, imposant plus que jamais le cinéma fantastique comme un vecteur crucial pour exprimer les bouleversements sociétaux et politiques qui secouent l’actualité», commente Pierre-Yves Walder, le directeur artistique du NIFFF. Dans ce menu gargantuesque, on notera notamment la présence d’ouvrages susceptibles de faire passer quelques nuits blanches au public. On pense ainsi à «MaXXXine», un slasher à la mode vintage qui permettra au talentueux Ti West et à sa star Mia Goth de boucler une trilogie entamée brillamment avec «X» et «Pearl», à «Animale», cauchemar camarguais d’Emma Benestan ou à «Des Teufels Bad», thriller psychologique bien perturbant germano-autrichien signé Veronika Franz.
Le NIFF ne se résume cependant pas à sa «compétition vitrine». Durant 8 jours, de multiples sections vont ouvrir leur malle au trésor. Trois programmes (pour un total de 24 titres) sont ainsi dédiés aux courts-métrages suisses ou internationaux. Deux cartes blanches seront proposées à des invitées de marque. Moon, la première, s’est imposée comme la queen vedette de la saison 2 de «Drag Race France». La seconde n’est autre qu’Asia Argento, fille de Dario devenue actrice, réalisatrice et DJ iconique. Enfin, pour honorer la grande histoire des genres qu’il célèbre année après année, le NIFFF propose aussi la section Classic Reloaded, composée de cinq pépites restaurées, parmi lesquelles «La corde» d’Alfred Hitchcock, «Les yeux sans visage» de Georges Franju et surtout le «Godzilla» de Honda Ishirô, un film de monstres souvent copié mais jamais égalé. On va pleurer. Non de peur, mais de joie.
À voir: Neuchâtel International Fantastic Film Festival, du 5 au 13 juillet, www.nifff.ch
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