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Les faces B mythiques 4/5«Ne me quitte pas», Brel en souffrance

Tous les tubes ne se font pas d’un simple claquement de doigts. En voici un des plus beaux exemples.

Quitté par sa maîtresse, Brel écrit «Ne me quitte pas» après sa rupture. Mais au départ, il ne voulait pas la chanter et la donne à une autre interprète.
Quitté par sa maîtresse, Brel écrit «Ne me quitte pas» après sa rupture. Mais au départ, il ne voulait pas la chanter et la donne à une autre interprète.
AFP


Toutes les ruptures amoureuses se retrouvent dans «Ne me quitte pas», dit-on. Standard pour les uns, scie pour les autres, la chanson est l’une des plus connues du répertoire français et peut-être le titre le plus célèbre de Jacques Brel. Son destin est plus curieux. Il faut se replonger en 1955. Brel est alors marié à Thérèse Michielsen, parfois surnommée Miche. Le couple a trois enfants. Le chanteur a aussi des maîtresses. Parmi celles-ci, Suzanne Gabriello. Fille du comédien excentrique Gabriello, rondouillard débonnaire qu’on retrouve chez Renoir ou L’Herbier, elle sera également chanteuse, se spécialisant, dès le milieu des années 60, dans les reprises parodiques comme «Les potins d’abord» d’après Brassens ou «Les jolies colonies de la France» d’après Pierre Perret. Mais en attendant, elle vit une liaison idyllique avec Jacques Brel. L’épouse de ce dernier ferme les yeux mais refuse en revanche de divorcer. Pour l’anecdote, le couple ne divorcera d’ailleurs jamais. Pourtant, Suzanne Gabriello se lasse et quitte le chanteur.

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