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Grand espoir du basket suisseNatan Jurkovitz veut se mettre en vitrine au Pommier

L’ex-joueur de Fribourg Olympic a signé un an avec les Lions de Genève dans l’espoir de rebondir très vite dans un grand championnat à l’étranger.

Grand espoir du basketball suisse, Natan Jurkovitz a récemment décidé de quitter les bords de la Sarine pour rejoindre le Grand-Saconnex dans la banlieue de Genève. Après avoir tout gagné avec Fribourg Olympic (huit trophées en cinq ans!), l’ex-junior de Villars-sur-Glâne avait besoin, à 25 ans, de couper le cordon avec son canton et de se lancer un nouveau défi ailleurs pour embellir encore plus sa carrière. L’ailier de 202 cm, qui vient de signer un contrat d’un an avec les Lions de Genève, s’est surtout rapproché de la frontière française, lui qui rêve d’une expérience dans un grand championnat à l’étranger, d’aller le plus haut possible. Comme l’ont fait avant lui Thabo Sefolosha, Clint Capela ou Jonathan Kazadi…

Natan, quelle impression cela vous fait aujourd’hui de vous retrouver dans la peau d’un Lion?

De me dire que je ne suis plus à Fribourg après un bail de cinq ans, cela me fait bizarre quand même...

Vous étiez dans un club habitué à remporter des titres de champion: pourquoi le quitter pour rejoindre Genève?


En fait, j’ai toujours dit que mon but était de partir un jour à l’étranger et Genève me donne la meilleure option pour continuer à espérer concrétiser cet objectif.
(Il a fait ajouter une clause dans son contrat qui lui permet d’être libéré au cas où il aurait la possibilité de jouer ailleurs qu’en Suisse).

J’ai cette envie de progresser, de franchir des étapes dans ma carrière, de ne pas stagner.»

Natan Jurkovitz

Dans un coin de votre tête, on imagine qu’il y a l’opportunité de filer en France, qui se trouve proche de Genève?


Mon rêve est en effet de partir à l’étranger. Mais je n’ai pas forcément un pays particulier. J’ai surtout cette envie de progresser, de franchir des étapes dans ma carrière, de ne pas stagner.

Le fait que les Lions de Genève seront désormais entraînés par Andrej Stimac, qui était l’assistant de Petar Aleksic à Fribourg, a-t-il aussi penché dans la balance pour un transfert à Genève?

Oui beaucoup, car je dois admettre que cette décision a été compliquée à prendre. Genève a toujours été le grand rival de Fribourg Olympic et, franchement, je me voyais mal rejoindre les Lions. Or dès que Stimac a été nommé entraîneur au Pommier, cela a donné un gros point positif à tenter cette nouvelle expérience à Genève.

Le fait que le président Imad Fattal veut construire l’équipe autour de moi pour atteindre des sommets m’a convaincu.»

Natan Jurkovitz

Que vous a dit le président Imad Fattal pour vous convaincre de rejoindre le Grand-Saconnex?


Il m’a vraiment dit que j’étais un des grands joueurs de ce championnat et que tout le monde ici avait envie de travailler avec moi. Le fait qu’il veut construire l’équipe autour de moi pour atteindre des sommets m’a convaincu.

Atteindre les sommets, c’est forcément votre objectif et celui du club depuis cinq ans. Peut-on gagner ce titre ailleurs qu’à Fribourg?


Bien sûr! Après mes huit trophées obtenus en cinq ans avec Olympic, je ne viens pas à Genève pour finir ailleurs qu’à la première place!

Vous êtes donc prêt à défier vos anciens potes de Saint-Léonard?

Cela va me faire bizarre de jouer contre eux, mais c’est le basket. Au final, il ny aura qu’un seul vrainqueur et l’objectif est que ce soit moi qui lève les bras à la fin.


Après les retours de Roberto Kovac et de Jérémy Jaunin, l’équipe des Lions prend gentiment forme. Il ne reste plus qu’à Imad Fattal de convaincre Babacar Touré, votre ancien coéquipier à Fribourg, de vous rejoindre...


Ce serait vraiment énorme. Depuis que j’évolue en LNA, il s’agit du meilleur joueur qui évolue en Suisse. Même s’il revient de blessure, il est suffisamment fort dans sa tête pour revenir au top niveau. Et à vrai dire, je préférerais jouer avec que contre lui!


Qu’est-ce qui vous fait penser que les Lions de Genève seront meilleurs que Fribourg Olympic cette saison?


Parce qu’il y a un très bon public et un président très motivé, hyper présent à aider constamment l’équipe à progresser. J’ai vraiment senti dans le discours de Imad Fattal que le club voulait passer une étape, en devenant plus professionnel. Les dirigeants ont compris ce qu’ils devaient améliorer pour franchir ce cap, celui de remporter un titre, en engageant Andrej Stimac. Cela me fait vraiment plaisir de faire partie de ce projet, en espérant gagner au moins un trophée, même si trois ce serait pas mal!

Il faut vraiment que ça reprenne vite car cela me démange, oui ça démange.»

Natan Jurkovitz

Après une saison terminée de manière si abrupte, on imagine que vous avez des fourmis sous les pieds et dans les mains?


Il est clair que cela commence à faire long là. Il faut vraiment que ça reprenne vite car cela me démange, oui ça démange.

Vous savez comment on dit huitante à Genève?


Quatre vingts oui, mais vous savez, je suis Français quand même...

Natan Jurkovitz se réjouit de jouer en rouge avec les Lions de Genève et Markel Humphrey.
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