Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Sorties musicalesOn a écouté le nouvel album de Jennifer Lopez

Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

JLo: un come-back mégalo qui vaut le détour

Jennifer Lopez arrive ici lors de la cérémonie des Golden Globe en janvier.

Pop Elle avait bien prévu son coup, Jennifer Lopez. 20 ans après la sortie de son 3e album studio «This Is Me… Then», JLo remet le couvert avec «This Is Me… Now». En français, le premier signifie littéralement «C’est moi… avant», tandis que le deuxième annonce sans détour: «C’est moi… maintenant». Un brin mégalo, JLo? Si peu! La star américaine est un poids lourd de la pop mainstream qui se pique d’influences R’n’B, voire carrément hip-hop. Ne perdons pas notre temps à ricaner, écoutons plutôt ce nouvel effort essaimé de 13 pistes pour en avoir le cœur net, tout simplement. Son opus le plus personnel et sincère de sa carrière, assure-t-elle dans le communiqué de presse accompagnant la sortie.

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Harpe synthétique, flûte façon soul, étincellement de cordes, claquements de doigts, ça commence bien. La chanteuse entame sur le titre «This Is Me… Now», qui introspecte son existence en se remémorant les sacrifices de sa propre mère. Justin Timberlake lui-même n’aurait pas renié l’orchestration du morceau dans son premier essai en solo en 2002. C’est bien au début des années 2000 que JLo semble être restée bloquée, lorsque se cristallisait le glamour de son personnage qui confessait – faussement modeste – être restée la fille de quartier populaire de New York dans «Jenny From The Block». On aurait tort de ne pas se laisser emporter par sa parade sexy à l’ego clinquant.

On se déhanche sans même s’en rendre compte sur le brûlant «Can’t Get Enough» et le diablement sensuel «Not Going Anywhere». «Rebound» donne envie de démarrer la playlist sur laquelle figure «The Boy Is Mine», l’hymne de Brandy & Monica de 1998. Si l’heure de gloire du producteur Timbaland – notamment responsable du truffé de tubes et très acclamé «Loose» de Nelly Furtado en 2006 – fait partie du passé, Jennifer Lopez rend ici un hommage (inconscient?) au rappeur qu’elle n’a jamais croisé professionnellement. Mention spéciale pour le vibrant «Broken Like Me», à ajouter sans plus tarder à la playlist des humeurs dramatiques. Notons pour les fans de Chris Isaak que la diva lui fait un clin d'œil dans «Midnight Trip To Las Vegas».

«This Is Me… Now», Jennifer Lopez, Phonag Records

Vijay Iyer combine raison et émotion dans «Compassion»

Jazz À se retourner sur les exploits passés de Vijay Iyer, on pourrait croire le pianiste américain d’origine indienne déjà octogénaire. Éclos dans les formations de Steve Coleman, ce musicien au parcours impressionnant n’a pourtant que 52 ans. Il a collaboré avec le rappeur Mike Ladd, le groupe Burnt Sugar ou avec le trompettiste Wadada Leo Smith, mais il a surtout élaboré une œuvre de premier plan.

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Le jazzman, qui a aussi étudié les mathématiques et la physique, fait partie des rares compositeurs et instrumentistes contemporains à dépasser certaines frontières pour ouvrir de nouveaux territoires sonores. «Beyond the sound barrier»… pour citer Wayne Shorter. En un trio inédit avec la bassiste Linda May Han Oh et le batteur Tyshawn Sorey, il le démontre encore une fois avec ce «Compassion» à la palette très dense où il parvient à un point d’équilibre improbable entre cérébralité du propos et sensibilité frémissante, si ce n’est tendue… L’avant-garde du cœur.

«Compassion», Vijay Iyer, Linda May Han Oh, Tyshawn Sorey, ECM

«Tangk», la déclaration d’amour d’Idles

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Rock «My baby is beautiful, all is love and love is all» («ma chérie est belle, tout est amour et l’amour est tout»). On peinerait à croire que ces paroles sont bien signées Idles si elles n’étaient pas suivies d’un «fuck the King» bien senti (traduction non nécessaire). Elles disent néanmoins beaucoup de «Tangk». Sur ce cinquième album, le quintette de Bristol poursuit le chemin entamé sur «Ultra Mono» (2020) et s’éloigne encore un peu plus de la colère frontale de «Brutalism» (2017). Les cris aigus des guitares ont fait place à des bourdonnements que ne renieraient pas les compatriotes de Foals quand il ne s’agit pas d’un piano, soutien d’un chant doucement écorché. Résultat: un opus cadencé, enjôleur, globalement cohérent – le très à l’ancienne «Hall & Oates» détonne –, lesté de quelques pépites («Gratitude», «Grace», «A Gospel»). À vivre en live le 14 mars à Zurich.

«Tangk», Idles, Partisan Records