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Vent de révolteMoscou doit faire face au défi de Khabarovsk

Plus de 20’000 personnes ont de nouveau manifesté ce week-end dans la grande ville de l’Extrême-Orient russe. Pour protester contre l’arrestation de leur gouverneur. Et, au-delà, contre le Kremlin.

Une jeune femme tient une pancarte réclamant la liberté pour Sergueï Furgal. Le gouverneur populaire de Khabarovsk a été arrêté le 9 juillet pour une affaire de meurtres.
Une jeune femme tient une pancarte réclamant la liberté pour Sergueï Furgal. Le gouverneur populaire de Khabarovsk a été arrêté le 9 juillet pour une affaire de meurtres.
AFP

Blottie sous son parapluie, Tatiana Titaeva ne cache pas sa colère. Pour la quatrième fois, en simple citoyenne, elle a rejoint samedi en famille l’inédite contestation anti-Kremlin qui agite Khabarovsk depuis un mois. L’ancienne capitale de l’Extrême-Orient russe, cité de 600’000 habitants sur les bords du fleuve Amour, est en ébullition. «Nous n’avons pas peur. Nous sommes là pour soutenir notre gouverneur régional Sergueï Furgal. Et pour protester contre le régime de Vladimir Poutine», confie Tatiana Tiateva, 56 ans, chef comptable dans une entreprise privée. Autour d’elle, malgré la chaleur et les déluges de pluie, plus de 20’000 manifestants scandent ces deux noms: Sergueï Furgal, «le gouverneur du peuple», dont la soudaine arrestation, le 9 juillet, a provoqué la contestation; et Vladimir Poutine, le président dont le régime est accusé de mensonges et manipulations.

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