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Montreux Jazz FestivalJanelle Monáe, power flower

Une Janelle Monáe très en fleurs pour le début de son concert, jeudi sur la Scène du Lac du MJF.
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Déjà une quatrième venue à Montreux pour Janelle Monáe, chanteuse de pointe et actrice occasionnelle («Glass Onion», «Les figures de l’ombre»). «Je suis quelqu’un de patient, je sais attendre le bon moment pour exposer mes idées», assurait-elle en 2010, bien calée dans son fauteuil de future star alors que le monde découvrait son album «The Archandroid».

En 2024, celle qui a repris le flambeau de la resplendissante tradition afro-américaine laisse éclater sa maîtrise, mais aussi sa joie dans un concert en forme de performance, de manifeste. Son dernier album, de 2023, s’intitule «Age of Pleasure». Sous les slogans «Pleasure is a state of mind/Pleasure is a state of mine», l’artiste désormais accomplie a appris à relâcher la pression pour s’épanouir dans une allégresse partageuse.

Cette sorte de célébration n’exclut évidemment pas un professionnalisme de chaque instant comme on a pu le voir jeudi à Montreux. Sur une Scène du Lac où elle arrivait en parterre de fleurs ambulant, Janelle Monáe lançait ses derniers tubes – «Float», «Champagne Shit», «Lipstick Lover» – avant de remonter le cours de son répertoire, notamment celui de «The Electric Lady». Un show très visuel, costumé, chorégraphié, avec l’image de la chanteuse toujours en surplomb sur l’écran du fond de scène.

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Dans ses références qui vont de l’hédonisme jamaïcain au militantisme Black Panther dans sa version LGBTQIA+, celle qui salue Montreux par des clins d’œil à Miles Davis, Queen et Grace Jones, n’oublie pas son public, le fait monter sur scène pour danser – cette spectatrice de 60 ans qui vient de Las Vegas pour twerker à côté de son idole!

Bambi et Prince

Hip-hop, soul, funk, reggae, R&B crachent leurs couleurs tandis que Janelle Monáe, sur «Make Me Feel», parvient à fusionner les faux frères que sont Michael Jackson et Prince. Le premier en citant son costume de scène noir pailleté et ses gestes de funambule. Le second en lui empruntant ses tournures musicales, mentor dont elle reprendra en fin de concert le «Let’s Go Crazy» de la période «Purple Rain».

Rachel Agatha Keen ou RAYE, en préambule à Janelle Monáe.

En comparaison, l’introduction de RAYE, Britannique qui vient de rafler six BRIT Awards en mars dernier, paraissait bien sage. Enjouée, au dialogue avec les spectateurs des balcons et son grand-père d’Appenzell (!), et forte d’un très joli brin de voix, parfois démonstratif, la chanteuse de 26 ans a encore du temps pour monter en grade.