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Nage en eau glacée
Marylise ne le cache pas: elle est «complètement givrée»

Marylise Pesenti et les participants aux Mondiaux de nage en eau froide sont prêts pour une nouvelle aventure.
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Les températures extrêmes ne leur font (surtout) pas peur, certains se préparent même en maillot de bain dans un congélateur. Comme lors de la Coupe de Noël en décembre, se tremper ou nager dans une eau glacée sont même devenus un besoin viscéral et un plaisir inexplicable pour ces athlètes, qui sont de plus en plus nombreux à rechercher ces sensations fortes, euphorisantes et stimulantes. Marylise Pesenti, qui fait partie de ces nageurs et nageuses qui n’ont pas froid aux yeux, ne le cache pas. «On est complètement givrés, c’est vrai!» Mais, amoureuse du choc thermique, elle aime ça et en redemande!

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Cette femme de 56 ans du Grand-Saconnex est prête, comme onze autres adeptes du canton, à «repousser ses limites» dès ce mercredi en Estonie, en mer Baltique, dans le cadre des 14es championnats du monde de nage en eau glacée. «Les organisateurs ont dû casser la glace, il y a 1,6 degré», se réjouit cette Genevoise qui en a vu d’autres, même si elle préfère les 7 degrés du Léman, là où elle s’entraîne toute l’année «et par tous les temps» deux à trois fois par semaine.

La compétition se déroulera dans l’ancien port de Tallinn.

«On a cherché avec notre équipe des endroits très froids pour nous entraîner comme à La Brévine mais malheureusement le trou n’était pas assez grand pour qu’on puisse nager», regrette-t-elle, consciente que les 986 nageurs engagés à Tallinn vont devoir affronter, sans combinaison (c’est interdit par le règlement) un froid polaire où le danger d’hypothermie et de malaise existe.

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«Il faut savoir qu’une fois dans l’eau, pour tous les participants, le cœur s’emballe et le corps se crispe mais pour ceux qui nagent le 200 ou 400 m, les mains deviennent en plus très douloureuses», admire cette spécialiste de 25 et 50 mètres (en crawl et en brasse), qui, contrairement aux concurrents de longues distances, n’aura pas besoin de livrer un certificat médical de son médecin et d’un électrocardiogramme pour prendre le départ (pour elle jeudi et vendredi) d’une discipline qu’elle a découverte en 2018, peu après avoir soigné un deuxième cancer. Comme une nouvelle rémission, une révélation.

Piquée au jeu

«J’avais besoin de me lancer un défi pour pouvoir avancer, renchérit Marylise Pesenti. J’ai commencé par la traversée du lac entre Saint-Gingolph et la plage de Vevey avant que des copains me convainquent de tenter la Coupe de Noël. Au début, je les ai traités de barjots. Mais si je n’avais vraiment pas envie d’essayer un truc pareil, je me suis piquée au jeu et aujourd’hui je ne pourrais plus m’en passer!» Comme quoi, même l’eau peut rendre euphorique.

Alors qu’il y a de plus en plus de gens qui se jettent dans ce gros frigo naturel, comme le précise Marylise, les endorphines fonctionnent à fond et c’est excellent pour la santé. «J’y vais à 6 heures, juste avant d’aller travailler, ça donne un bel élan pour la journée, un bon coup de boost. Depuis, je ne suis plus jamais malade», assure-t-elle.

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Selon des médecins, ce bain rafraîchissant et revigorant pousse le corps à activer ses défenses et à produire des hormones comme l’adrénaline et serait très utile contre la dépression ou les maladies infectieuses. Cela renforce également le moral et le physique jusqu’au bonheur et à l’extase.

Marylise Pesenti (devant, 2e depuis la gauche) et ses coéquipières et coéquipiers de Genève, Béatrice de Polo, Sergio Bianchini, Kerstin Panchaud, François Panchaud, Claudine Schaeffer, Gaëtan Beysard, Mathilde Boula de Mareuil, Olivier Hol, Thierry Melina, David Brunisholz et Eric Renauld sont «chauds» avant de se jeter dans le frigo.

Après avoir remporté une médaille de bronze dans sa catégorie d’âge, en 2020 en Slovénie, cette conseillère en appareils auditifs, mariée et mère de deux filles, espère bien faire aussi bien voire mieux en Estonie.

Tout comme Gaëtan Beysard (six fois en or dont deux l’an passé à Samoëns), Kerstin Panchaud (quintuple championne du monde en 2022 à Bled et en bronze l’année dernière) ainsi que Béatrice de Polo (3e et 2e il y a deux ans), la délégation genevoise est très ambitieuse avant de défier le chrono et ces températures extrêmes où il est vrai qu’il faut être «complètement givré» pour nager.